Design des objets connectés à l'honneur au Web2Day

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A l’occasion du Web2Day, nous avons pu suivre une conférence dédiée au design dans l’internet des objets. Cette conférence était assurée par 4 spécialistes : Olivier Desmoulin (designer indépendant), Xavier Houy (Creative & Design Director), Pierre Garner (CEO d’eliumstudio) et Geoffrey Dorne (CEO de Design & Human).

A propos du design en France :

A la croisée de la technologie, de la culture, de l’économie, le design se présente comme l’intégration et la convergence des différentes disciplines qui concourent à la production industrielle et à la création du désir chez les utilisateurs. Historiquement associé à la sphère artistique ou décorative, il devient aujourd’hui chargé de concevoir des objets, réels ou virtuels, capables de créer de la relation entre fabricants et utilisateurs. L’internet des objets remet la question du design et de la production des objets au centre de nouveaux paradigmes économiques et industriels. Ce marché atomisé est composé en majorité de jeunes structures : une vingtaine d’agences de design réalisent 20% du chiffre d’affaire global.
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Design et IOT :

Xavier Houy, qui a fait naitre le design de nombreux objets connectés dont la Mother de Sense et les montres Cookoo Watch (lire notre test de Cookoo Watch) et les montres Cogito, explique qu’il est important que l’UX des objets connectés et celle des applications mobiles soient pensées conjointement en amont afin de proposer une expérience homogène et consistant.
Pierre Garner, qui est à l’origine du design des objets connectés de Withings, explique qu’il a souvent dû travailler sous forme de silos, avec des équipes qui n’ont pas conscience de la finalité de l’objet qu’elles développent dans son ensemble.
Mais grâce au phénomène de crowdfunding et à l’apparition des technologies permettant le prototypage rapide telles qu’Arduino ou l’impression 3D, la création et le test d’objets connectés n’est plus seulement réservée aux grandes sociétés industrielles.

Pas d’itération possible :

La différence principale entre les innovations logicielles et matérielles qui s’impose aux créateurs d’objets connectés est l’impossibilité d’itérer en cours de fabrication. A l’inverse des applications mobiles, un objet connecté doit être fini au moment de son lancement, ce qui ralenti son temps de création.
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 Usage des données récoltées :

La masse de données récoltées par nos objets connectés est colossale. Le phénomène d’acceptation de ce système de mesure omniprésente prend du temps et les données ne pourront être utilisées que lorsque les utilisateurs auront le sentiment que leurs données leurs sont restituées de manière enrichie et plus intelligible. La réticence au partage des données n’est pas très marquée au sein de la population mais il existe une véritable interrogation sur la motivation des entreprises à collecter cette donnée à grande échelle et les usages commerciaux qui sont associés au Big Data.

Innovation fonctionnelle et logicielle :

Lorsqu’on design un objet connecté on ne peux plus se fier seulement à la logique de forme/fonction. En effet, un bracelet connecté comme le Withings Pulse O2 peuvent acquérir des fonctionnalités nouvelles grâce à une simple mise-à-jour du logiciel interne et le designer ne peut donc plus uniquement se fier aux fonctions primaires d’un produit pour leur associer un design émotionnel et une affordance.

sources : web2day / capdigital.com

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