Test Trottinette Unagi Model One E500 (2021)

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Décrit par certains comme « l’IPhone des trottinettes électriques », ce modèle fait parler de lui depuis sa commercialisation en 2019. En effet, Unagi sait se démarquer de la concurrence avec son design épuré, la qualité de ses matériaux et sa conception poussée. La trottinette a notamment eu un franc succès outre-Atlantique depuis sa première version : la E450. Faut-il acheter le nouveau modèle E500 ?

Les plus

  • Le design
  • La puissance procurée par deux moteurs
  • La praticité
  • Une bonne accélération même en pente
  • 25 kilomètres d’autonomie
  • Bon éclairage nocturne

Les moins

  • Pas de pièces de rechanges disponible
  • Une absorption des chocs minime : elle n’est pas faite pour les pavés
  • Quelques défauts d’ergonomie
photo du site de la unagi model one

Le design spécial la Unagi Model One

La différence avec les grands modèles du marché est relativement frappante. En effet, la nouvelle trottinette Unagi revêt un aspect plus travaillé, plus fin, exhibant même deux petits câbles électroniques. La partie verticale ne s’embarrasse d’aucun élément imposant (batterie, moteur, etc.) afin de présenter, en toute sobriété, un long tube en fibre de carbone. De la base de ce tube lisse dépassent deux boutons poussoirs qu’il s’agit de glisser vers le bas pour le plier. À son sommet se trouve un guidon en alliage de magnésium, accompagné de deux boutons au-dessous de chaque poignée et d’un écran au centre.  Quant au deck, il est fait d’aluminium avec un revêtement en silicone sur le dessus pour prévenir les glissements de pieds. La béquille reste discrète et se fond dans la silhouette de l’appareil une fois que vous avez pris la route. Enfin, l’ensemble repose sur deux roues en gomme, striées de trous rectangulaires, lesquels viennent assurer l’absorption des chocs.

Nous avons déjà abordé le sujet des trottinettes électriques avec notamment un comparatif des meilleurs modèles disponibles en 2021 et un top des accessoires de trottinettes.

Unagi Model One E500 : caractéristiques techniques

La trottinette électrique rentre dans la catégorie des modèles légers, avec 12 kilos sur la balance. Question dimensions, elle fait 92 cm de long pour 42 cm de large et 110 cm de haut. Une fois pliée, elle avoisine les 38 cm de haut, ce qui la rend facilement transportable. Quant aux roues, leur diamètre est de 19 cm. Prudence, toutefois, car le deck ne supporte pas un poids supérieur à 125 kilos. Le modèle E500 possède deux moteurs de 250 W, un dans chaque roue. La batterie lui garantit une autonomie d’environ 25 kilomètres et nécessite entre 4 et 5 heures pour une charge complète. En plus d’alimenter les moteurs et l’écran du guidon, elle fait fonctionner deux LED à l’avant et une troisième à l’arrière. Les premières dégagent une lumière blanche avec 47 lumens de puissance, tandis que l’autre, plus petite, clignote en rouge lorsque l’utilisateur freine.

Unboxing : le contenu qui accompagne la E500

Contenu de la boîte de la Unagi model one

En plus de tout le corps de la trottinette, la boîte contient évidemment le guidon, accompagné des 4 vis nécessaires à sa fixation, et d’un tournevis. Si par malheur l’une d’elles venait à se perdre, sachez que deux autres sont fournies pour pallier ce genre de désagréments. Quant au chargeur, trois prises différentes l’accompagnent, histoire de parer à toute éventualité : française, anglaise et américaine. Le montage du guidon se fait sans difficulté : il suffit de connecter son câble avec celui de la trottinette et de serrer les quatre vis pour le fixer. Une fois cette étape franchie, ça y est, la Unagi Model One est assemblée !

Contenu de la boîte de la Unagi model one vue de haut

Les fonctionnalités de la Model One

La trottinette conçue et vendue par Unagi possède quelques options pour adapter l’expérience de l’utilisateur. En effet, on trouve deux petits boutons légèrement au-dessus des commandes pour freiner et accélérer. Celui de gauche déclenche un léger avertisseur sonore qui monte assez haut dans les aigus. Quant à celui placé à droite, il permet de changer le mode de conduite après deux rapides pressions consécutives. Comme souvent, les vitesses sont au nombre de trois, qui définissent donc l’accélération de la Model One. Le premier demeure utile pour la prise en main avec une limite de 8 km/h, utile pour les débutants. Le deuxième permet de monter à une vingtaine de km/h, tandis que le dernier vous propulse jusqu’à la vitesse maximale. Enfin, si vous voulez économiser de l’énergie, deux pressions rapprochées sur le bouton d’alimentation activeront ou désactiveront un des moteurs.

Pour activer la lumière située à l’avant, une seule pression sur le bouton d’alimentation est nécessaire. Celle-ci procure une bonne vision sur plus d’une dizaine de mètres.

Éclairage de la unagi model one de nuit

Des performances limitées par la loi

Si la E500 semble fonctionner comme les modèles concurrents lorsqu’un seul moteur demeure actif, la différence se ressent instantanément avec les deux en route. En effet, la trottinette, qui peine à dépasser les 22 km/h dans la première situation, peut atteindre plus de 32 km/h en puissance maximale. Cependant, cette vitesse de pointe ne demeure pas accessible en France, à cause de la législation en vigueur. À ce titre, sachez que celle-ci punit sévèrement les détenteurs de trottinettes électriques capables d’outrepasser le seuil des 25 km/h. Par conséquent, les modèles présents sur l’hexagone ont été bridés. Quoi qu’il en soit, une fois la Model One prise en main, les deux premiers modes d’accélération deviennent assez anecdotiques. Quant à celui faisant intervenir les deux roues motrices, il procure une accélération de 0 à 20 km/h en à peine 4 secondes. À titre de comparaison, le mode éco met plus du double de temps pour atteindre cette vitesse. On en conviendra, en matière de sensations, le choix est vite fait.

Guidon de la Unagi model one e500

Un duo pas seulement utile pour la vitesse

La présence de deux moteurs au lieu d’un double le couple et permet à la version E500 de gravir des pentes de 15° sans difficulté. À l’inverse, le modèle E250 se limite à des pentes qui n’excèdent pas 6° car plus faible en puissance. Ce dernier se destine donc aux terrains plats, alors que l’autre ne faiblit pas, même en pente. Quant au freinage de la trottinette, il met fin à une pointe de vitesse sur route sèche en quatre mètres. Cependant, l’utilisation de la Unagi Model One n’est pas recommandée pour les sorties en temps de pluie. En effet, la distance d’arrêt peut considérablement s’allonger et mettre en danger l’utilisateur. Cela étant, en complément de la commande de freinage à la gauche du guidon, il est possible d’appuyer sur le garde-boue à l’arrière pour un arrêt encore plus net. Néanmoins, ce cas de figure paraît rare étant donné son efficacité de base.

La E250 possède 16 Nm de couple tandis que la  E500 en a logiquement le double.

Prise en main de la Unagi Model One E500

Même si la vigoureuse accélération du troisième mode peut surprendre au début, elle n’est pas difficile à apprivoiser. Les commandes demeurent simples, une seule lecture du manuel suffit pour tout comprendre. La Model One se plie facilement et n’a pas besoin de fixer son tube à l’arrière pour être transportable, contrairement à d’autres modèles. Comme pour la plupart des trottinettes, elle requiert une légère propulsion à l’aide du pied pour démarrer. Ce système communément appelé « kick to start » évite à la Model One de partir toute seule si l’utilisateur appuie par mégarde sur l’accélérateur. Tout comme la commande de frein, ce dernier se dose particulièrement bien et ne manque pas de précision. Toutefois, on regrette un peu que la simplicité d’usage se heurte à un choix d’ergonomie . Par exemple, l’activation ou désactivation d’un des moteurs par double pression est conçue pour se faire seulement à l’arrêt pour des raisons de sécurité. 

 Unagi model one pliée

La E500 en marche

Une fois son fonctionnement bien assimilé, les premières accélérations ne se font pas attendre. À pleine puissance, la trottinette part au quart de tour sur terrain plat comme en pente, ce qui n’est pas déplaisant. D’ailleurs, la Unagi Model One ne donne jamais l’impression de trainer la patte, lorsque les deux moteurs sont actifs. L’autonomie annoncée par Unagi semble correspondre à la réalité. Les 5 segments de la batterie affichés sur l’écran tiennent chacun entre 3 et 5 kilomètres en fonction du terrain et du mode sélectionné. En revanche, la trottinette n’est pas aussi confortable que si elle avait été dotée de suspensions et de pneus. En effet, ses roues en gomme demeurent increvables, mais n’absorbent pas très bien les chocs. Les imperfections du terrain ont donc tendance à se faire sentir, ce qui peut refroidir certains utilisateurs.

Les secousses et vibrations de votre premier passage sur route pavée vous décourageront sans doute de réitérer l’expérience…

arrière de la unagi model one

Les accessoires pour la Unagi Model One

Une petite liste sur le site de la marque mentionne cinq objets utiles pour compléter l’expérience Unagi. Elle recommande ainsi le port d’un casque de vélo, afin de garantir la sécurité de l’utilisateur, mais également un cadenas, un sac de transport et même un support de téléphone. Le magasin américain B&H possède un modèle de housse spécifique pour la Model One, lequel n’est plus disponible à l’heure actuelle. Concernant les accessoires officiels, la marque nous a assuré qu’un chargeur d’appoint, un sac de transport et un cadenas ( U-lock) seront bientôt disponibles.

Y a-t-il une application dédiée pour la Unagi Model One ?

Aucune n’existe pour le moment, mais l’entreprise américaine n’exclut pas la possibilité d’en créer une. Bien que possiblement provisoire, cette absence pose un problème de sécurité, car elle rend impossible la fonction verrouillage/déverrouillage des moteurs via connexion Bluetooth. De ce fait, en sortie, il est préférable de garder la trottinette à proximité de soi.

Boutique Unagi

Quelle est la durée de vie des roues de la Unagi Model One ?

La firme annonce une longévité située dans une fourchette entre 640 kilomètres et 965 kilomètres. Malheureusement, une fois ce délai arrivé à terme, il impossible de remplacer les roues. En effet, le site Unagi Scooters ne propose pas d’éléments de rechange. Cela pose vraiment problème pour les clients français, qui ne peuvent s’équiper en boutique ou en « service center », puisqu’aucun établissement n’a encore été implanté sur le territoire hexagonal.

La hauteur du guidon de la Model One est-t-elle ajustable ?

Ce paramètre demeure fixe. Unagi explique que la trottinette a été conçue pour des personnes faisant jusqu’à 1m93 et qu’elle convient ainsi à la majeure partie de la population.

Unagi model One en vue de dessus

La Unagi Model One fonctionne-t-elle par temps de pluie ?

Puisque le produit a été gratifié de la certification IP-54, qui garantit son intégrité face aux éclaboussures, une mauvaise météo ne l’empêche pas de rouler. En revanche, Unagi déconseille l’utilisation de la Model One sur un sol mouillé, car de telles conditions augmentent considérablement sa distance de freinage.

Y a-t-il une garantie pour la Unagi Model One ?

L’achat d’une trottinette s’accompagne d’un an de garantie. Cette dernière stipule que la firme s’engage à réparer à ses frais tout modèle défectueux au niveau d’éléments importants tels que la batterie ou les moteurs. Par ailleurs si des problèmes avaient lieu sur ce type de composants dans les trois premiers mois d’utilisation, Unagi s’engage à le remplacer d’office. En revanche, cette garantie ne couvre pas l’entièreté des dommages que peut subir la Model One :

  • L’usure normale des roues, des poignées et du revêtement sur le deck
  • Les dégâts accidentels ou causés par des utilisations déconseillées (hors route, sous la pluie)
  • Une batterie endommagée à cause d’une longue période sans utilisation

Enfin, cette garantie ne s’applique que pour les modèles obtenus chez des vendeurs agréés.

Unagi model one portée
7.3 Des qualités gâchées par le prix

Cette trottinette brille par les performances que ses moteurs délivrent et par son design travaillé. Légère et pratique, elle remplit avec brio le cahier des charges d’un moyen de locomotion urbain. En revanche son prix élevé pose problème au vu de certains défauts comme l’absence de suspensions, le manque d’ergonomie de certaines fonctionnalités ou encore l’impossibilité de se procurer des pièces de rechange. De plus, si la version E500 demeure plaisante à utiliser à pleine puissance, le mode eco avec un seul moteur déçoit. Le modèle E250 semble sans grand intérêt de ce fait.

  • Design et praticité 9
  • Ergonomie 7
  • Autonomie 8
  • Confort 6
  • Performance 9
  • Acessoires 5
  • Accessoires 6
  • Accessoires 6
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A propos de l'auteur

Issu d'une formation en information-communication, j'aspire à devenir journaliste. L'innovation et le progrès technologique sont des enjeux immenses sur les lesquels je souhaite apprendre et écrire.

Un commentaire

  1. Je l’ai, elle est vraiment bien. Et en plus, on peut la débrider à 30km/h très facilement : suffit de maintenir les 2 gâchettes de frein et accélération + appuyer 10 fois sur le bouton power, ca fait alors un bip pour confirmer ! Vous pouvez ensuite profiter de votre trott à 30km / h. 🙂