[Test] June, le bijou connecté qui mesure votre exposition aux UV

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Netatmo June est un bracelet connecté conçu comme un bijou qui mesure l’exposition aux UV de son utilisateur afin de prendre soin de sa peau.
Depuis la démocratisation des objets connectés et notamment de la pratique du quantified self, de nombreux produits sont apparus sur le marché permettant aux utilisateurs de traquer un très grand nombre de données les concernant. Citons par exemple les bracelets connectés pour connaitre le nombre de pas effectués chaque jour ou encore les systèmes pour mesurer son sommeil. Mais qu’en est-il de l’homme face à son environnement ? Le français Netatmo s’est penché sur la question. Après une station météo qui nous avait séduite par son design et ses fonctionnalités, voici venu un nouvel objet pour analyser son environnement : le bracelet June, un bijou connecté qui permet de mesurer son exposition au soleil. A quoi sert-il ? Que vaut-il ? Un test s’impose.
june

Présentation

June est un bracelet connecté que l’utilisateur porte à son poignet tout au long de la journée afin de pouvoir mesurer son exposition aux UV. Cependant, et contrairement à la concurrence, June bénéficie d’un design particulièrement travaillé (dans la lignée de tous les produits Netatmo). Et ce point est important car au final, June s’apparente plus à un bijou qu’à un simple objet de quantified self.
bijou
Les données enregistrées sont transmises en Bluetooth 4.0 au smartphone et visibles depuis l’application mobile disponible uniquement sous iOS pour le moment. Celle-ci centralise l’information et prodigue des conseils en fonction du type de peau de son porteur. Cela peut aller de l’indice de crème solaire à adopter à la suggestion de porter un chapeau ou des lunettes.
Sachant que pour être en bonne santé, il est conseillé de ne pas dépasser une certaine dose de soleil journalière, l’application notifie l’utilisateur dès lors qu’il passe trop de temps au soleil. Une manière simple de prendre soin de sa peau.

Déballage & Installation

Le Netatmo June a été conçu comme un bijou et cela se voit. Dessiné par Camille Toupet, une designer française travaillant dans la mode, ce bracelet surprend dès le premier coup d’œil, et ce même lorsqu’il est encore dans son emballage.
box   box open
En effet, la boite minimaliste met parfaitement en valeur le produit avec un pied rappelant fortement les présentoirs des bijouteries. Une fois la boite ouverte, on découvre donc deux bracelets (un en cuir pour la vie de tous les jours et un en gomme pour le sport), le capteur ainsi qu’un petit sachet pour ranger tout le matériel et le câble USB propriétaire pour recharger l’appareil.
Une fois tout déballé, un tour sur l’App Store s’impose pour télécharger l’application June. Au démarrage de celle-ci, un questionnaire apparait pour déterminer le type de peau du porteur (couleur des cheveux, des yeux, tâches de rousseur…). A noter qu’il est obligatoire de se créer un compte pour accéder à l’application.
Reste plus qu’à appairer le bijou avec le smartphone afin de commencer l’expérience et de connaitre réellement son temps passé au soleil.

L’Application Mobile

L’application se décompose en 4 onglets principaux :

  • « En ce moment » qui indique les données instantanées à savoir l’indive UV actuel ainsi que la dose de soleil reçue. Celle-ci varie de façon drastique si l’utilisateur applique une crème solaire ou non.
  • « Prévision » qui permet de savoir l’indice UV des prochaines heures afin d’adapter son sac en fonction (dois-je prendre un chapeau ? des lunettes ? une crème solaire ?).
  • « Historique » qui regroupe les différents moments de la journée où l’utilisateur a alterné activité intérieur et extérieure ainsi que le temps pour chaque.
  • « Plus » qui correspond aux paramètres de l’appareil dont notamment le nom de l’objet, la version de l’application ou encore l’état de la batterie.

En somme, Netatmo continue ce qu’il sait très bien faire : proposer des interfaces épurées et simples afin d’offrir l’expérience d’utilisation la plus fluide et appréciable possible. Mais qu’en est-il de l’utilisation au quotidien ? Comment s’intègre le June dans la vie de tous les jours ?

A l’Usage

Notre test a été réalisé avec un iPhone 4S et un iPhone 5C fonctionnant sous iOS 7.1.2 et l’application June en version 1.1.
Avec ce bracelet June, Netatmo adopte une nouvelle approche du monde des objets connectés. En effet, ce produit se destine exclusivement aux femmes qui possèdent des iPhones (du moins pour le moment). Autant dire que c’est un pari risqué de ne pas s’ouvrir à Android et qui plus est de ne s’adresser qu’aux femmes. Certains pousseraient le bouchon en disant qu’il s’agit de sexisme de ne pas proposer une version pour les hommes ou pour les enfants. Mais quand on y réfléchit, n’est ce pas là judicieux de la part de Netatmo de ne s’adresser qu’à une catégorie de la population ? La réponse est oui et ce pour deux raisons évidentes : premièrement, ce sont les femmes qui prennent le plus soin de leur peau et  deuxièmement, cela crée un phénomène de rareté. Le fait que le June soit un bijou qui ne s’adresse qu’aux femmes renforce l’idée d’un objet unique et précieux.
Certes, les enfants ont aussi la peau fragile mais est-ce qu’un enfant prend réellement le temps de regarder son smartphone pour savoir s’il n’a pas passé un peu trop de temps au soleil ? Dans notre monde, non car premièrement un enfant n’a pas de smartphone et deuxièmement car il préfère faire des pâtés de sable sur la plage (avant de piquer une crise car maman veut lui appliquer un peu de crème solaire). Bref, Netatmo a parfaitement verrouillé sa cible afin de proposer le produit le plus adapté possible.
Précisons que June n’est pas étanche à l’eau et pas vraiment non plus à la poussière ! Un paradoxe sachant que c’est sur la plage que le risque est le plus grand car notre corps est dénudé. Prudence donc afin de ne pas perdre l’objet et surtout de ne pas le détériorer.
Mais au quotidien ça donne quoi ? Nous l’avons fait porter durant une semaine à une jeune demoiselle passionnée de mode qui a apprécié le design de l’appareil mais un peu moins le bracelet en lui-même. Et pour cause, June est en réalité un petit accessoire qui s’accroche sur le bracelet fourni qui est un peu long et encombre le poignet lorsque l’on a une petite morphologie. De plus, le fait qu’il fasse plusieurs tours au poignet n’est pas des plus agréables en été avec la chaleur et surtout pour les marques de bronzage. Cela reste un détail mais qui peut en gêner certaines. A noter qu’il est tout à fait possible de fixer le June sur un autre support comme une lanière de sac ou simplement un vêtement. Attention tout de même à ne pas l’égarer.
Concernant l’utilisation au quotidien, nous avons décliné le test en deux parties : une première où nous vivions normalement et une seconde où nous prenions soin de toujours mettre le June au soleil. Et force est de constater que l’utilisateur va devoir prendre l’habitude d’orienter le June vers le soleil pour avoir les mesures les plus précises possibles. En effet, lors de la première phase du test, nous nous sommes étonnés du peu de temps passé au soleil alors que nous étions tout un week-end en extérieur. La raison ? Le bracelet s’était glissé dans la manche d’un pull et n’avait donc presque rien capté. Quelques jours plus tard, nous avons réitéré l’expérience sans pull avec un constat un peu différent. 2 heures passées dehors et seulement 30 minutes enregistrées. La raison ? Le June n’était pas constamment exposé au soleil (le bracelet avait tourné vers l’intérieur du poignet masquant la luminosité).
Puis est venue la deuxième partie du test où nous prenions soin que le bracelet soit réellement au soleil. Les résultats ont été beaucoup plus impressionnants et June a été capable de relever parfaitement les temps passé au soleil.
Il est donc conseillé aux utilisatrices de modifier quelque peu lors quotidien en prenant soin que le bracelet soit bien au soleil lorsqu’elles le sont également afin d’avoir les résultats les plus précis possibles.
Une fois l’habitude prise, le June devient un réel plaisir à être utilisé au quotidien et permet de prendre rapidement conscience que le soleil peut être néfaste pour la peau. A plusieurs reprises, nous avons été surpris par le dépassement de la dose de soleil quotidienne alors que nous n’étions pas forcément constamment au soleil.
dose soleil low           dose soleil high
On observe une différence flagrante concernant la dose de soleil reçu si l’on applique ou non de la crème solaire. Un conseil : protégez votre peau ! 
De plus, on se rend vite compte que la crème solaire n’est pas uniquement réservée pour les vacances et qu’il est possible d’attraper des coups de soleil dans son quotidien en ville. Moralité : la crème solaire n’est pas seulement réservée pour les vacances et la plage même si au final c’est ici que nous courrons les plus grands risques (plusieurs heures successives au soleil). Nous avons également pu tester les vitres de notre voiture en laissant le June toute la journée au soleil sur le tableau de bord : 10 heures de soleil continu, 45°C dans le véhicule et pas une seule minute passée au soleil pour l’objet. Le filtre anti UV fonctionne très bien et cela démontre l’efficacité du June qui ne se concentre que sur les UV et non sur d’autres éléments.
Le June permet donc d’être un peu plus méfiant vis-à-vis du soleil qui est au final l’un des pires ennemis de la peau tout en étant primordial pour notre santé. On regrette cependant qu’il ne soit pas possible de recevoir des notifications directement depuis l’objet. En effet, le bijou ne fait que mesurer l’exposition solaire. Dommage qu’un système de LED ou un vibreur ne soit pas disponible pour prévenir l’utilisatrice sans avoir recours au smartphone.
Car au final, le smartphone est primordial dans l’utilisation de l’objet. Impossible de l’utiliser sans. De même, impossible d’utiliser l’application sans l’objet ce qui est assez étrange. En effet, nous avons voulu consulter nos informations après avoir rendu le produit mais nous n’avons jamais pu rouvrir l’application. La cause ? Le June doit être dans les environs. Cela signifie qu’il n’est pas possible de consulter ses informations dès lors que le bijou n’est pas à proximité ou que le Bluetooth n’est pas activé. Cependant, l’utilisateur est censé avoir le produit sous la main en permanence ce qui limite grandement ce problème. Un problème qui pourra être corrigé lors d’une prochaine mise à jour de l’application. A ce sujet, lors de nos tests, l’application imposait à chaque ouverture de rentrer son identifiant et son mot de passe. Un bug qui a depuis été corrigé via une mise à jour. Saluons donc la réactivité de Netatmo pour fournir des correctifs à son application.
Dans la vie de tous les jours, l’application est donc l’écran de contrôle du produit. C’est ici que l’on consulte les informations et c’est également ici que l’on reçoit les conseils pour se protéger. Les notifications quant à elles sont envoyées directement sur l’écran d’accueil du smartphone pour connaitre en temps réel son taux d’exposition.
notification 1           notification 2
Malheureusement, cela implique d’avoir son téléphone en permanence sous la main ce qui n’est pas forcément le cas lorsque l’on est en balade ou au bord de la plage par exemple. De plus, nous n’avons reçu aucune notification concernant la batterie. Pour connaitre l’autonomie restante, l’utilisatrice est obligée d’aller dans l’onglet « Plus ».
Netatmo annonce une autonomie d’un mois pour la batterie de l’appareil qui doit être rechargé avec un câble propriétaire. Cela signifie que l’utilisatrice va devoir faire attention à un câble de plus ce qui peut vite faire beaucoup avec le nombre d’objets électroniques autour de nous. Cependant, s’il est question de recharger l’appareil tous les mois, cela limite drastiquement le problème. Sauf que l’autonomie d’un mois est un peu trop optimiste à notre goût. En effet, nous avons du recharger le produit plusieurs fois dont certains jours consécutifs. Pour une raison inexpliquée, le June s’était déchargé en une journée. Probablement un bug électronique qui ne s’est jamais reproduit par la suite, la charge suivante ayant tenue jusqu’à la fin du test. L’autonomie sera de toute manière différente d’un utilisateur à l’autre sachant que si le June reste à l’ombre constamment, il consommera moins de batterie que s’il est au soleil. De même, s’il est souvent sollicité par l’application, il tiendra moins longtemps. A l’utilisatrice de faire attention à ne pas abuser.
La recharge quant à elle se fait par USB et dure très longtemps. Contrairement à d’autres objets qui sont rechargés en 1 à 2 heures, il faut compter une bonne nuit (12 heures environ) pour que l’appareil soit chargé totalement. Encore une fois, impossible de vérifier l’état de la charge excepté depuis l’application. En même temps, charger un objet durant 12 heures pour vivre loin d’une prise durant 1 mois n’est pas réellement un problème.
historique
Au final, June nous a impressionné par ses résultats et nous a fait prendre conscience que notre exposition au soleil est importante mais également que nous passons énormément de temps à l’intérieur ! Voici donc une fonctionnalité pas forcément imaginée au début mais forte utile : pousser l’utilisatrice à respecter son quota d’exposition solaire pour faire le plein de bons éléments et de bonne humeur mais sans pour autant en abuser.

Notre Avis

Le June est un bijou qui renferme un capteur et non l’inverse. Cela signifie que le produit est conçu pour remplir la tâche d’un bijou : habiller la femme, ce qu’il fait très bien. Pour tout le côté quantified self, c’est le vers le smartphone qu’il faut se tourner et c’est donc l’application qui prend le relais. Très sobre et simple d’utilisation, elle regroupe toutes les informations importantes et agit comme un vrai coach bien-être virtuel. Entre les conseils et les différentes aides pour accompagner l’utilisatrice, autant dire que Netatmo délivre ici un modèle d’interface dans la digne lignée de son application météo.
D’ores et déjà disponible au prix de 95€ en trois couleurs (platine, or et canon de fusil), le bracelet June s’attaque à un nouveau pan du quantified self en analysant l’environnement extérieur de l’utilisateur pour lui promulguer des conseils personnalisés. Une manière de se prémunir contre les désagréments que le soleil peut provoquer (brûlures, maladies…). Un bijou intelligent en somme à classer dans la nouvelle tendance du fashionable computing. Alors que certains critiquent le design des objets connectés à porter constamment sur soi, Netatmo démontre qu’il est possible de faire un produit luxueux, utile et performant à la portée de tous.
[columns_wrapper][twocolumns class= »aq-first »] [icons icon_name= »icon-thumbs-up » icon_size= »14px »]Le design du produit qui n’est autre qu’un bijou, voilà tout.
[icons icon_name= »icon-thumbs-up » icon_size= »14px »]L’application très intuitive et bien pensée (excepté pour la batterie restante).
[icons icon_name= »icon-thumbs-up » icon_size= »14px »]Les conseils promulgués afin d’adopter la bonne protection en fonction du soleil.[/twocolumns] [twocolumns class= »omega »] [icons icon_name= »icon-thumbs-down » icon_size= »14px »]Pas d’application Android
[icons icon_name= »icon-thumbs-down » icon_size= »14px »]L’obligation d’utiliser le smartphone pour consulter les données.
[icons icon_name= »icon-thumbs-down » icon_size= »14px »]Le câble propriétaire pour recharger (qui s’explique par le design de l’appareil).
[icons icon_name= »icon-thumbs-down » icon_size= »14px »]Le fait qu’il ne soit pas waterproof et donc inutilisable sur la plage et dans l’eau [/twocolumns][/columns_wrapper]

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