Wearables : Stanford lance un laboratoire de recherche sur les objets connectés de santé

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L’université de Stanford lance un nouveau laboratoire de recherches destiné à étudier les données de santé issues des objets connectés et de tous les wearables, secteur phare du monde de l’internet des objets.

Après la publication remarquée de Michael Porter dans le magazine d’Harvard et l’ouverture d’une chaire dédiée à l’internet des objets à l’Ecole Polytechnique, c’est au tour de l’Université de Stanford de se mettre au rythme des Wearables. L’université californienne anonnce qu’elle consacrera un laboratoire de recherche à l’étude des données de santé issues des objets connectés wearables baptisé Stanford Center for Medical Mobile Technology.

Stanford-Universite

Le laboratoire de Stanford destiné aux objets connectés sera supervisé par Matthew Smuck et Christy Lane, cofondateurs de Vivametrica, une société canadienne spécialisée dans l’analyse des données issues des wearables. Christy Lane, qui a travaillé avec plusieurs organisations académiques et institutionnelles en Amérique du Nord, estime que ce laboratoire de recherche est une opportunité unique de mieux adapter les objets connectés futures aux besoins des médecins et aux attentes des consommateurs :

“Nous voulons mettre à profit les capacités des technologies actuellement disponibles en matière de santé. Nous savons tous que les données brutes sont déjà là… mais notre but est de les rendre lisibles et intelligibles.”

Alors que les analystes prédisent que les Wearables représenteront un marché de 50 milliards de dollars au cours des 3 à 5 prochaines années, ce centre de recherche appliqué à l’internet des objets a surtout vocation à établir des liens avec le monde de la santé connectée.

Le nouveau laboratoire de recherche deviendra ainsi le point névralgique des recherches en matière de m-Santé sur la côte ouest des Etats-Unis et viendra compléter avantageusement un autre laboratoire, le Center for Body Computing, à l’Université de Californie du Sud, installée à Los Angeles. Un peu plus bas, à San Diego, sont aussi installés 3 entités de recherche mêlant médecine et technologies :

  • Scripps Center for Integrative Medicine à La Jolla,
  • Palomar Health’s Glassomics incubator à San Diego,
  • Wireless-Life Sciences Alliance à San Diego,

Sur la côte est des Etats-Unis cette fois, les recherches en matière de e-santé sont (entre autres) menées par le Center for Connected Health à Boston et le Center for Connected Medicine de Pittsburgh.

sante-connectee-nutrinet

Christy Lane a par exemple beaucoup travaillé sur les accéléromètres intégrés à nos objets connectés. En exploitant judicieusement les données issues de ces capteurs à 3 axes, elle estime que les apports de données aux médecins pourraient être décuplés, notamment concernant le mode de vie des patients ou pour identifier le moment idéal pour chaque type de traitement. Cela concerne bien évidemment seulement certaines typologies de maladies, dont les maladies chroniques, l’obésité ou la rééducation post-traumatique.

Matthew Smuck, qui a rencontré son associée à l’université du Michigan, confirme en expliquant que :

“Etant donné que le marché des wearables est en train d’exploser en parallèle de la disponibilité des données personnelles de santé, il est désormais tant de les combiner en proposant des applications en ligne qui respectent les exigences de la méthodologie médicale.”

Doté de 5 employés permanents, le laboratoire de recherche de l’Université de Stanford est d’ores-et-déjà engagé dans 5 études et compte étendre ses observations à tous les types de Wearables. Récemment, on apprenait que Salesforce et Philips collaboraient déjà à ma mise-au-point d’applications destinées au monde médical.

source : mhealthnews.com

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