La soie pourrait augmenter l'autonomie des batteries d'objets connectés

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La soie est un matériau très prisés des créateurs de mode, mais un de ses dérivés pourrait à l’avenir entrer dans l’utilisation des batteries Lithium-ion pour servir d’anode et ainsi rallonger la durée de vie des batteries des objets connectés.

Les batteries lithium-ion de nouvelle génération pourraient profiter d’un dérivé de la soi naturelle pour offrir un plus grand nombre de cycles de charge. Des scientifiques de l’Institut de Technologie de Beijing ont en effet identifié la fibroïne de soie comme un élément capable de se régénérer plus de 10 000 cycles tout en stockant jusqu’à 5 fois plus de lithium que le graphite, le choix le plus courant pour la constitution d’une anode, l’électrode négative intégrée aux batteries au lithium-ion.

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Une découverte majeure :

Les chercheurs basés à Pékin cherchaient une source durable et bio permettant d’aller au delà des performances habituelles du graphite tout en étant renouvelable. Ils ont essayé de nombreux matériaux organiques afin d’en tester les performances, y compris le sable de quartz, permettant de tripler la performance de batteries de la taille d’une pile bouton.

Ils ont en revanche constaté que les propriétés de la soie naturelle permettaient, après traitement, de créer des nano-feuilles à base de carbone, qu’ils sont parvenus à incorporer dans des prototypes de batteries et de super-condensateurs., dont la capacité théorique est 5 fois plus importante qu’avec du graphite (372 mAh/g). Les tests qui ont suivi auraient ainsi prouvé une stabilité satisfaisante, d’environ 92 % après 10 000 cycles.

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Des débouchés colossaux :

Si les batteries à la soie remplaçaient progressivement celles au graphite comme utiliées actuellement au sein de nos objets connectés, les accumulateurs électriques pourraient être rechargées et déchargés bien plus de fois que les batteries lithium-ion conventionnelles et conduiraient à l’amélioration significative des performances de tous nos appareils électroniques, dont les objets connectés.

Ceux-ci représentent en effet un débouché énorme pour ces batteries à la soie puisque les analystes prévoient 50 à 80 milliards d’objets connectés en circulation d’ici 5 ans, et déjà 2 milliards d’objets connectés vendus en France. Ces batteries pourraient également trouver une utilisation dans les batteries sodium-ion, le stockage d’hydrogène et d’autres dispositifs de stockage d’énergie hybrides.

Via – image : shutterstock

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