Avec ARM, SoftBank veut devenir un leader mondial de l'IoT

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SofBank annonce son intention de racheter ARM, le concepteur de puces électroniques britannique, dont le conseil d’administration a approuvé l’opération, à hauteur de 32 milliards de dollars.
Le géant japonais des télécoms SoftBank Group annonce une offre d’achat recommandée sur le concepteur britannique de puces ARM Holdings pour 32 milliards de dollars, soit environ 29,1 milliards d’euros.
L’OPA du groupe de télécoms japonais porte sur la totalité du capital du concepteur britannique de puces et propose une prime de 43% par action.
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ARM rachetée par SofBank

Approuvée par les dirigeants des deux groupes, l’opération pourrait résulter dans un changement de pavillon du britannique ARM, passant sous la coupe de SoftBank Group, qui a déjà acquis le français Aldebaran Robotics.
SoftBank a jeté son dévolu sur la plus grosse capitalisation du secteur high-tech à Londres. Mais à la clé se trouve un rôle de leader dans les semi-conducteurs et l’Internet des objets pour le conglomérat japonais.
Dans un communiqué, le PDG du groupe nippon, Masayoshi Son, a rappelé que :

« ARM constitue un investissement stratégique pour SoftBank. Nous investissons pour saisir les énormes possibilités que représente l’Internet des objets. »

Les évolutions apportées par l’internet des objets devraient concerner tous les secteurs de l’économie et générer, selon certaines estimations, pas moins de 596 milliards d’euros entre 2015 et 2020.
Selon les experts, plus de 50 milliards d’objets connectés seront ainsi reliés à internet d’ici 4 ans.
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Or, pour l’acquéreur, ARM est « l’une des principales sociétés de technologique au monde, avec une forte capacités dans des semi-conducteurs, la propriété intellectuelle et l’Internet des objets« . En effet, l’architecture ARM est utilisée dans les puces des smartphones de nombreux fabricants, dont Samsung, Huawei et Apple notamment.
Softbank indique qu’il souhaite préserver l’organisation actuelle d’ARM et qu’il maintiendra en particulier son siège social actuel, à Cambridge en Grande-Bretagne.

ARM restera en Grande-Bretagne

Le groupe japonais s’est aussi engagé à doubler les effectifs d’ARM en Grande-Bretagne et à les accroitre dans le reste du monde au cours des 5 prochaines années.
Pour le nouveau ministre britannique des Finances Philip Hammond – qui s’est félicité de l’opération–  c’est une preuve que la Grande-Bretagne n’a pas perdu de son attrait pour les investisseurs internationaux suite au Brexit.

Via – image : shutterstock

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