Objets connectés : quel impact sur l’environnement?

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De 30 à 80 milliards d’objets connectés sont attendus dans le monde d’ici à 2030. Mais qu’adviendra-t-il de ces capteurs d’activité, des vêtements intelligents ou des parapluies connectés une fois jetés à la poubelle? Selon selon différentes études relayées par Computer World, leur nombre et la nature complexe de leurs composants pourraient avoir des conséquences négatives sur l’environnement.

Selon les différents rapports et prévisions, environ 53 millions de tonnes de déchets technologiques seront éparpillés à travers la planète d’ici à 2020. Et la principale conséquence sera d’augmenter de 33% le volume d’e-déchets d’ici à 2017 selon les prévisions formulées par The United Nations University (UNU) et «Solving the E-waste Problem». En 3 ans, le volume annuel de déchets relatifs aux objets connectés pourrait donc atteindre plus de 5 millions de tonnes… Il est donc urgent de prêter attention dès à présent au recyclage et au respect de l’environnement au cours des phases de conception des objets connectés.

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Impact des objets connectés sur la consommation électrique :

Les conclusions d’un rapport de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) daté du 2 juillet relève un gaspillage massif d’énergie et d’argent :«  La demande d’électricité de nos économies de plus en plus numériques se développe à un rythme alarmant ». En effet, 14 milliards d’appareils connectés sont désormais en circulation et omniprésents dans nos vies. La tendance semble durable : en 2020, on estime que les objets connectés seront au moins 50 milliards et dans 6 ans, les objets connectés généreront une valeur ajoutée totale de 8.900 milliards de dollars, soit plus de 10 % du produit mondial brut. Autant d’indicateurs qui ne peuvent rester sans impact sur notre consommation énergétique… une consommation actuellement mal gérée selon les experts.

Selon l’AIE les consommateurs perdraient beaucoup d’argent à cause du gaspillage d’énergie du mode veille des appareils, un abus de langage puisque souvent considéré comme un état ne consommant pas de courant. Or, même en veille, la plupart des appareils connectés continuent de chercher à maintenir leur connexion à internet. Ces phases sont en réalité la première source de dépense d’énergie des objets connectés. Ils consomment quasiment autant d’énergie en veille que lorsqu’ils sont actifs… Résultat, le gaspillage atteindrait environ 120 milliards de dollars en 2020, payé par les consommateurs, mais ayant des répercussions sur les dépenses d’infrastructure, qu’il faut régulièrement faire progresser.

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En dépit de ces prévisions alarmistes, les objets connectés pourraient également s’avérer bénéfiques pour l’environnement, notamment en aidant les entreprises à réduire leur empreinte carbone en mesurant mieux les impacts environnementaux de chacunes de leurs options. Un rapport publié en 2013 par la Carbon War Room and AT&T prévoit par exemple que les objets connectés pourraient réduire les émissions de gaz à effet de serre de 9,1 milliards de tonnes d’ici 2020. Soit l’équivalent de 18,6% des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale en 2011.

Pour cela, l’une des piste évoquée est la mise en place de smart grids, c’est à dire l’ajout de systèmes d’information aux réseaux électriques pour les rendre intelligents et ainsi optimiser la consommation d’énergie de manière dynamique.

sources : rslnmag.fr / computerworld – image : shutterstock

 

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