Les objets connectés font exploser la facture d'électricité mondiale !

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L’Agence internationale de l’énergie en appelle à une réflexion globale sur le cas des objets connectés. Ces appareils électroniques sont connectés en permanence au réseau et consomment donc davantage.
Souvent allumés ou éteints via un interrupteur physique, nos appareils électroniques sont de plus en plus souvent connectés. Si le confort d’utilisation est au rendez-vous, la facture d’électricité quant à elle, risque bien d’exploser… En effet, les objets connectés imposent d’être rechargés régulièrement mais aussi de laisser brancher les appareils compagnons, tels que nos box internet, par exemple. La connectivité totale promise par l’Idate (80 milliards d’objets connectés en 2020) inquiète fortement l’agence internationale de l’énergie (IEA), qui craint des surconsommations voire un déficit de capacité à certaines périodes.
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Plus de données, moins d’énergie :

Imaginez le jour où nos réfrigérateurs, nos lave-linge connecté, les ampoules et les thermostats connectés n’en sont plus très loin. De fait, la plupart de nos équipements domotique et électroménagers sont devenus connectés : reliés au réseau pour être communicants et pilotables à distance.
Mais on estime qu’environ 80% de l’électricité consommée par les appareils connectés est uniquement utilisée pour les maintenir sous tension afin de conserver active la connexion à internet. Il s’agit là de l’une des principales conclusions établies par l’IEA dans son rapport “More Data : Less Energy”  (176 pages, PDF).

Les appareils en veille consomment encore trop :

Cela fait des années que les écologistes font la chasse aux appareils en veille à coup de multiprises équipées d’interrupteurs. Mais les enjeux sont encore plus grands et le phénomène plus inquiétant si l’on observe le nombre d’appareils connectés au réseau. L’IEA cite le cas des TV connectées qui, selon l’association, utilisent 25 W en veille contre 30 W de courant en fonctionnement. Autre exemple : une set-top box nécessiterait 16W en utilisation, contre 15 W le reste du temps. Pour remettre ce phénomène en perspective, ITespresso explique que sur la base d’un kilowattheure à $0,20 et d’un parc d’objets connectés de 14 milliards d’unités, les économies pourraient s’élever à 400 térawattheures en 2013. Environ la consommation annuelle de la Grande-Bretagne et de la Norvège réunies.
La conclusion logique pousserait les états à construire de nouvelles centrales électriques alors même qu’ils pourraient s’en passer avec une gestion plus économe de l’énergie des appareils électriques.

Conclusion :

Selon la directrice exécutive de l’IEA, Maria van der Hoeven, l’impact écologique n’est pas négligeable. Au final, elle estime que la consommation globale des objets connectés pourrait être réduite de 65% en mettant en place des mesures adéquates.
L’avenir passe donc par l’implémentation de dispositifs d’économies d’énergie sur l’ensemble de la chaîne de valeur et des acteurs. Et cela passera inévitablement par l’instauration d’un cadre coopératif stable pour le développement des différents éléments permettant à l’internet des objets de prospérer. Les gouvernements joueront aussi un rôle crucial en matière de prévention ou en signant des accords avec l’industrie permettant de créer des labels distinctifs ou de délivrer des certifications.

Source : ITespresso

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