Europol craint que le succès des objets connectés mène à une vague de cybercrimes

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +

Chantage, extorsions de fonds et même meurtres pourraient se multiplier du fait des failles de sécurité des objets et maisons connectés, s’inquiète l’office européen de police. Dans un récent rapport publié par Europol, l’office européen de police en charge de la coordination des forces de l’ordre nationales en matière de criminalités, il semble que les objets connectés suscitent de nouvelles inquiétudes.
Selon Europol, les montres connectées, bracelets connectés, Google Glass et autres voitures intelligentes, laissent craindre de nouvelles formes de criminalité de la part des individus qui sont e plus en plus compétents avec ces technologies. L’office européen criant notamment des détournements et qu’un portion de la population recours à ces outils à des fins malveillantes. Les objets connectés constituent un nouveau terrain de chasse pour la criminalité, selon Europol. Selon le rapport, les criminels vont sans doute s’engouffrer dans les failles de sécurité de l’Internet des objets. Cela concerne à la fois les objets connectés en tant qu’accessoires mais aussi les données qu’ils produisent et les processus auxquels ils font appel. Les inquiétudes d’Europol vont même jusqu’à soupçonner des tentatives de meurtre.
crime-scene

Risques de préjudices physiques ou de décès

Selon le rapport : « Comme de plus en plus d’objets sont connectés et du fait de la création de nouveaux types d’infrastructures, nous pouvons nous attendre à voir de plus en plus d’attaques ciblées sur ces dernières, ainsi que de nouvelles formes de chantage, d’extorsion, de vol de données, de préjudices physiques et même de possible décès ». Europol s’appuie pour cela sur un ancien rapport, réalisé fin 2013 par une société de sécurité américaine, qui estimait qu’on était à la veille d’une vague de meurtres par Internet, via le piratage d’appareils de santé qui utilisent de plus en plus les technologies sans fil.
Europol estime que ce premier neutre assisté par un objet connecté devrait intervenir avant la fin de l’année 2014 ou très rapidement ensuite. Pour l’heure, il n’y a eu aucun cas avéré d’une telle forme de criminalité, mais l’ancien vice-président américain Dick Cheney, l’avait prise très au sérieux en 2013 en révélant que les capacités sans-fil du défibrillateur cardiaque qu’il s’était fait implanté, avaient été désactivée par crainte d’un piratage extérieur. Depuis, ce type de scénario a surtout été repris à Hollywood ou dans la série Homeland, notamment.

Le cloud, point vulnérable :

Selon Europol, ce sont surtout les infrastructures cloud qui sont en cause, il serait ainsi très facile d’exploiter les faiblesses actuelles de l’Internet connecté : « De plus en plus de données personnels sont stockées dans des systèmes de clouds et nous pouvons nous attendre à voir d’avantages d’attaques contre ceux-ci pour des raisons économiques ou politique ». Les récents piratages en chaine d’iCloud d’Apple ne donnent pas forcément tord à cette théorie. Autre forme de cyber-criminalité en pleine évolution, les demandes de rançons suite au piratage à distance de voitures connectées ou de maison équipées en domotique… on pourrait ainsi séquestrer une autre personne depuis son canapé, toujours selon Europol.
Pour le moment, la sécurité de toutes ces connections est loin d’être assurée et personne n’est actuellement préparé aux attaques criminelles dont elles pourraient faire l’objet. Qu’il s’agisse de sociétés spécialisées ou d’entités gouvernementales, la sensibilisation à ces nouvelles formes de dangers invisibles reste encore à accomplir auprès du public.

source : lesechos / image : shutterstock

Partager

Laisser un commentaire