Matooma le réseau M2M qui fait dialoguer les objets connectés

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Matooma a développé une carte SIM universelle permettant de faciliter les intéractions entre objets connectés, le machine-to-machine ou M2M. Matooma est une startup implantée à Montpellier.

Pour permettre aux machines de communiquer entre elles, Matooma a conçu une carte SIM fonctionnant sur le réseau de tous les opérateurs et que les fabricants de biens d’équipements peuvent intégrer dans leurs appareils directement pendant la fabrication, à l’usine. Ainsi, il n’est plus nécessaire de faire appel à des installateurs spécialisé (comprenez couteux) pour se connecter à trois cartes SIM différentes, donc payées 3 fois.
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Où en est Matooma ?

Lancé à la mi-2012, Matooma a séduit environ 500 clients au total pour un chiffre d’affaires d’environ 1,2 million d’euros au cours des 18 derniers mois activité. Matooma a été lancé par Frédéric Salles, qui était en charge des travaux sur le M2M chez SFR avant de se la jouer solo. Avec 6 collaborateurs, il a de grandes ambitions : le marché de la télémaintenance d’ascenseurs n’est pas un vain espoir pour Matooma, de même que le marché de la télé-alarme pour les séniors. Après l’Europe, Matooma s’intéresse désormais au Brésil, où avec l’un de ses clients la startup déploie des défibrillateurs connectés pour en vérifier le bon fonctionnement. Matooma, c’est la contraction de «machine to machine», un anglicisme qui décrit le dialogue entre un objet connecté et les ordinateurs qui le pilotent.

Comment fonctionne Matooma ?

La carte SIM universelle de Matooma est capable de fonctionner avec n’importe lequel des réseaux télécoms de Bouygues Telecom, Orange ou SFR. Le bénéfice est évident : chaque fabricant d’appareils peut concevoir ses produits sans se préoccuper de savoir quel opérateur a le meilleur réseau à un endroit donné. Par conséquent Matooma leurs garantie que le fonctionnement de leurs produits sera homogène sur le territoire, quelle que soient les imperfections ponctuelles d’un réseau télécom ou d’un autre.
Exemple d’utilisation : le fabricant de conteneurs poubelle Plastic Omnium a choisi de connecter ses conteneurs avec la technologie Matooma afin d’instaurer une facturation du ramassage des ordures au poids, plutôt que la facturation forfaitaire habituelle, afin d’encourager le recyclage des déchets ménagers. 
Dans ce cas précis, relayé par LeFigaro, les conteneurs poubelle doivent transmettre des informations fiables quant à leurs positions et à leur contenance. Les capteurs reliés à la technologie Matooma sont là pour ça.

Comment Matooma se différencie?

Matooma se différencie des solutions précédentes de plusieurs manières, d’une part les ingénieurs ont développé, en plus de la SIM, les logiciels qui permettent la collecte et le retraitement des données récoltées afin d’en extraire les éléments utiles.
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D’autre part, Matooma adopte un business model récurrent qui a le mérite de sécuriser et de pouvoir anticiper les coûts liés à la progression de l’activité : Matooma facture un tarif fixe par dispositif. Exemple 3€/mois mois pour une poubelle connectée. Le fabricant de poubelle préférera sans doute savoir à l’avance ce que lui coutera son expérimentation plutôt que de s’acquitter du coût variable des communications auprès des opérateurs. Le forfait proposé par Matooma inclut ainsi les communications et le traitement des données sous forme de package.
Frédéric Salles estime que les ventes de Matooma pourraient quadrupler l’année prochaine compte tenu de l’essor des objets connectés (et je ne lui donne pas tord). Actuellement Matooma emploie 10 personnes et compte embaucher 10 nouveaux équipiers en 2014, notamment des commerciaux. Avis aux sudistes, une pépite est en train de germer chez vous 😉

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