Sur Kickstarter, 9% des projets échouent à tenir leurs promesses

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Le crowdfunding est un modèle de financement à la mode. Il est particulièrement apprécié des fabricants d’objets connectés qui voient dans ce modèle un moyen de financer les coûteuses étapes de conception et de production de leurs inventions.
Mais attention, au delà de ce nouveau modèle se cachent de nombreux pièges.
Les barrières à l’entrée sont moins importantes que celles d’autres modèles de financement, mais les codes du financement participatif imposent toutefois d’être maitrisés.
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En recevant le soutien de particuliers, certaines idées nouvelles se voient soutenues grâce à une plus grande prise de risque et donnent naissances à de belles réussites, comme les montres Pebble ou quelques projets français, dont Prizm, Giroptic, Lima ou Prynt.
Oui mais voilà, certains projets financés ne verront pourtant jamais le jour. Après le drone Zano, on constate que lever beaucoup d’argent grâce au financement participatif a tout d’un cadeau empoisonné.
Pour preuve, après avoir battue des records sur Kickstarter, la glacière Coolest Cooler a été placée en vente sur Amazon pour permettre de poursuivre son aventure.

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La plateforme a beau défendre son modèle et la diversité de ses projets, les récentes défaillances en cascade incitent plus que jamais à la prudence. On pense à la Potatoe Salad de Zack Brown notamment (une satire des projets habituels de la plateforme, tant sur le fond que dans la forme).
Et pourtant, la part de projets Kickstarter finissant par échouer n’excède par 9% selon une étude relayée par la plateforme.
Les représentants de Kickstarter affirment :

Notre modèle est efficace : des milliards de dollars engagés, des centaines de milliers de projets intégralement financés, des Oscars et des Grammy Awards, des voyages dans l’espace et bien plus encore.
Mais combien de créateurs ne réussissent pas à tenir leur promesse ? Les spéculations autour de cette question ne manquent pas. Nous avons voulu en avoir le cœur net.

En mars 2015, Kickstarter a invité le professeur Ethan Mollick, chercheur de la Wharton School (à l’université de Pennsylvanie) à enquêter sur cette question.
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Expert de l’entrepreneuriat et de l’innovation, Ethan Mollick a mené une étude indépendante auprès de 500 000 contributeurs, interrogés pour savoir si les résultats de leurs soutiens atteignaient leurs attentes.
Note : Il s’agit de la plus grande étude de la communauté Kickstarter jamais réalisée et la plateforme annonce que la décision d’en publier les résultats était prise en amont.
Voici quelques enseignements tirés de cette étude :

  • #1 : 9% des projets n’ont pas tenu leurs promesses,
  • #2 : Les taux d’échecs sont comparables dans les catégories,
  • #3 : Les projets qui lèvent moins de $1.000 sont ceux qui échouent le plus souvent,
  • #4 : Dans 13% des échecs, un remboursement a été effectué,
  • #5 : 17% des backers d’un projet qui a échoué affirment en avoir compris les raisons.
Via – image : shutterstock
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