Lancement de l'IoT Security Foundation à Londres, pour sécuriser les objets connectés

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Cette semaine, l’Internet Of Things Foundation annonce sa formation, par l’initiative d’acteurs britannique souhaitant améliorer la sécurité des objets connectés et des données qu’ils collectent.

Avec le développement rapide du marché des objets connectés, de nombreux problèmes de sécurité sont apparus. Toutes les études s’accordent pour souligner le manque criant de sécurité des objets connectés et de leurs applications. Le transfert massif et généralisé de nos données vers le Cloud expose à la fois notre vie privée et la sécurité des entreprises.

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Pour remédier à cette dérive dans l’internet des objets, une fondation vient d’être crée pour prendre en charge ce sujet. L’IoT Sécurité Foundation (IoTSF) aura la mission d’améliorer la sécurité des objets connectés et des données qu’ils collectent.

Le comité exécutif en charge du pilotage de l’IoTSF, sous la direction de John Moore, est pour le moment constitué d’acteurs britanniques tels que British Telecom, Vodafone, Royal Holloway University of London, Copper Horse Solutions, Secure Thingz, Imagination Technologies ou NMI.

Ces acteurs veulent promouvoir l’excellence en matière de sécurité dans l’internet des objets. Concrêtement, la fondation compte émettre des certificats garantissant que les objets connectés testés ont satisfait aux critères de sécurité édictés comme indispensables par les membres fondateurs.

Pour le moment, le peu de membres laisse encore l’initiative à la marge du secteur, mais le role de la fondation pourrait s’amplifier à mesure qu’elle est reconnue par de plus en plus d’acteurs du secteur.

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D’autre part, la création d’un énième standard n’est probablement pas ce dont à besoin l’IoT actuellement. La fondation indique qu’elle souhaite avant tout travailler en bonne intelligence avec différents organismes pour promouvoir la sécurité au sein des groupes de travaux existants… mais cela promet une complexité supplémentaire.

Dernier élément à prendre en compte et non des moindres : la fondation sollicitera une cotisation annuelle auprès de ses membres pour se financer. Cela semble d’ores-et-déjà exclure les startups, qui représente la majorité des fabricants d’objets connectés, qui n’auront probablement pas l’intention de payer pour se soumettre à davantage de contraintes…

Pour autant, tout le monde s’accorde pour dire que l’internet des objets a besoin de plus de sécurité, mais est-ce là une solution pragmatique ?

Via – image : shutterstock

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