[#COP21] Internet pollue autant que le trafic aérien. Et les objets connectés ?

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Deux mois avant la COP21 à Paris, une étude de Global e-sustainability Initiative (GeSI) révèle que le monde digital produirait autant de CO2 que l’ensemble du trafic aérien mondial.

À deux mois de la tenue de la COP21 à Paris, une étude de Global e-sustainability Initiative (GeSI) révèle que le monde digital produirait autant de CO2 que l’ensemble du trafic aérien mondial.

Avec la montée en puissance des objets connectés, du Big Data et/ou en bordures de réseau, quel peut-être l’impact sur l’environnement ?

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L’internet, pollueur mondial ?

Quelques semaines avant la COP21, cette information est aussi surprenante qu’inquiétante : internet générerait autant d’émissions de CO2 dans le monde que les avions. Le web serait ainsi responsable de plus de 2% des émissions de CO2 mondiales selon GeSI.

C’est donc un fait, les jeux en ligne, les réseaux sociaux, les sites de vidéo à la demande et même les objets connectés ont un rôle dans l’évolution du climat. Gary Cook, analyste des technologies de l’information à Greenpeace, explique dans les colonnes du Time.

 “Si vous ajoutez l’électricité consommée par les centres de données ainsi que les réseaux nécessaires pour connecter tous nos appareils, cela représenterait le sixième pays qui consomme le plus au monde”

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L’évolution des usages

Si à l’échelle de l’individu l’empreinte carbone de l’usage d’internet reste assez faible, au niveau mondial le chiffre croit rapidement. A lui seul, Facebook représenterait ainsi 263 g de dioxyde de carbone par an et par personne –c’est moins que la préparation d’un café latte (340 g)– mais la société compte 1,69 milliards d’utilisateurs dans le monde.

Pour limiter son empreinte carbone, le réseau social a installé son centre de données à Lulea en Suède. Près du cercle arctique, le refroidissement des serveurs est donc majoritairement naturel et l’empreinte carbone de Facebook est ainsi 5 fois moins importante que celle de Google la même année (2012).

Au final, plus les gens sont connectés, plus les data-centers qui abritent les serveurs hébergeant les données doivent s’agrandir. Et la concentration de serveurs tend à augmenter le besoin unitaire en énergie pour être refroidis.

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Et les objets connectés ?

L’an passé, une étude IDC relayée par Aruco révélait le volume astronomique de données générées par nos accessoires connectés : on prévoit qu’en 2020, 44.000 milliards de Go de données seront générés par les objets connectés. Ce chiffre est à mettre en relation avec les dizaines de milliards d’objets connectés attendus dans le monde d’ici 5 ans.

Pourtant, certains comme IBM commencent déjà à avancer que la majorité (60%) des données collectées à partir d’objets connectés perdent de leur valeur juste après avoir été générées.

Devra-t-on bientôt légiférer pour limiter le temps de conservation des données personnelles afin de préserver le climat ?

Via – image : shutterstock

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Un commentaire

  1. “cette information est aussi surprenante qu’inquiétante”
    Mais est ce que l’étude a essayé de pronostiquer le CO2 économisé grâce à Internet ? C’est bien de faire des études sur ce qui pollue, mais il faudrait la mettre en perspective avec ce que cela permet d’économiser.