Etude Harris Interactive : les objets connectés pour le grand-public

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A l’occasion du Café Digital du 3 juin, Harris Interactive a présenté en exclusivité les résultats d’une étude sur les objets connectés, réalisée auprès des Français et conduite en 2 temps : un volet quantitatif complété par une phase qualitative. 
Dans le contexte actuel où le marché des objets connectés explose, Harris Interactive a souhaité comprendre la perception du grand public afin d’en connaitre le potentiel de développement et les freins. Ainsi, si les objets connectés seront très nombreux dans nos vies d’ici à quelques années, 80 milliards en 2020 selon l’Idate, moins d’1 Français sur 2 déclare qu’il se laissera facilement convaincre au moment de décider d’un achat.
Cette présentation propose un focus sur 3 des 7 univers de l’internet des objets étudiés dans l’étude Harris Interactive : la maison, les accessoires personnels et les vêtements/chaussures.
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L’explosion des objets connectés :

Que ce soit en valeur ou en volume, toutes les études s’accordent pour dire que les objets connectés auront un rôle majeur à jouer dans les années à venir. Avec des prévisions allant de 20 à 80 milliards d’objets connectés en 2020 pour les prévisions les plus optimistes, nous aurons chacun une demie douzaine d’objets connectés dans 5 ans. Ce marché représente une manne financière et un gisement de croissance importants pour les mastodontes de l’électronique grand public pour compenser la baisse des ventes de PC et de téléviseurs.

Des usages nouveaux apparaissent :

Grâce à un contexte très favorable à l’émergence d’appareil aboutis et spécialisés, nous bénéficieront demain d’un environnement où tout se connectera et communiquera. Cela permettra de transformer les modèles économiques des entreprises et impactera tous les domaines de la vie quotidienne des particuliers.

Vision du grand public sur le marché des objets connectés :

Une étude qualitative et quantitative menée en avril-mai 2014 a permis de dresser un état des lieux sur la perception du marché des objets connectés par le grand public français. La phase qualitative menée sur 2 focus groups distincts avait pour but de comprendre la perception et l’appétence, explorer les attentes et les usages projetés de différents objets connectés existants. La phase quantitative quant à elle a servit à évaluer la connaissance et la perception globale du grand public et mesurer l’intérêt pour différentes catégories d’objets (après explication des principaux bénéfices). Ces 2 phases complémentaires pour déterminer la perception et le niveau d’intérêt de ces marchés. Le résultat :

  • 64% des français pensent que les objets connectés sont des gadgets dont on peut se passer,
  • 62% pensent que les objets connectés se généraliseront rapidement auprès du grand public,
  • 57% considèrent que les objets connectés vont inéluctablement se développer et devenir aussi incontournables que les ordinateurs et les smartphones,
  • 47% des français considèrent cependant qu’ils s’en lasseront rapidement (39% chez les 25-34ans / 53% pour les 50+)
  • 39% des français sont toutefois favorables au développement des objets connectés,
  • 46% des français déclarent qu’ils se laisseront facilement convaincre par l’acquisition d’un objet connecté,

Pour les français interrogés sur les bénéfices associés aux objets connectés, les avis sont également partagés :

  • 59% des français pensent que les objets connectés sont synonymes de progrès,
  • 49% d’entre eux pensent que les objets connectés faciliteront leur vie au quotidien,
  • 44% des français pensent que les objets connectés permettront de faire des économies et d ’accroître la sécurité dans de nombreux domaines,

Craintes et freins à l’achat :

Les français sont :

  • 70% à penser que les objets connectés présentent un risque de dépendance, d’assistanat ou de piratage,
  • 70% à éprouver des craintes pour la sécurité de leurs données personnelles,
  • 67% éprouve une inquiétude important face aux risques d’intrusion

    dans la vie privée,

En revanche, 68% des français considèrent que le principal frein à l’achat est lié à un coût trop élevé, à la compexité d’usage face à la multitude d’objets et d’informations (57%) et au risque accru de pannes et de bugs (55%). Le risque de nocivité pour la santé est considéré comme problématique pour seulement 42% des français qui sont cependant 26% à être prêt à partager leurs données d’usages afin de rendre l’objet connecté plus intelligent.

Intérêt pour les objets connectés selon les cibles et les univers

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Conclusion :

L’étude Harris Interactive conclue que l’internet des objets est un marché appelé à se développer rapidement en termes d’offre mais la demande demeure un peu timide à date. Les français avancent de l’intérêt pour certains univers et objets connectés tels que les thermostats connectés dans la maison, les voitures connectés, les appareils multimédias sans-fil ou les appareils de santé connectée comme les tensiomètre ou balances intelligentes. Beaucoup d’incertitudes demeurent sur les bénéfices apportés par les objets connectés et les services qu’ils rendent réellement. Pour l’instant, les projections d’usage restent difficiles et relativement hasardeuses. De nombreux freins génériques restent à lever dont le piratage et la garantie de la sécurité des données personnelles notamment. Au final, les projections portent principalement sur la seconde génération d’objets connectés qui seront à la fois intelligents, communicants mais aussi et surtout interconnectés…

source : Harris Interactive

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