GPS : Russes et Chinois veulent leur propre technologie de géolocalisation

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Lors d’un forum technologique qui se tenait à Novosibirsk, en Sibérie, Russes et Chinois ont annoncés vouloir eux aussi disposer d’une technologie souveraine pour les services de géolocalisation par satellite.

A l’origine, le GPS est une technologie initiée par le Département Américain de la Défense dans les années 70. C’est en outre un des rares monopoles : le GPS est l’une des technologies les plus fiables en matière de géolocalisation à l’échelle du monde. C’est la raison pour laquelle le GPS équipe à la fois nos systèmes de guidage automobiles mais également nos smartphones, etc. Mais depuis le choix du Pakistan d’un système de géolocalisation chinois (Beidou) plutôt que du GPS, on s’interroge… : le GPS peut-ils être remplacé ?

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Une alternative au GPS ?

Les autorités russes et chinoises semblent de leur coté décidées à faire front commun contre le GPS, pour lui trouver une alternative dans les plus brefs délais. Et si ce sont les Européens qui ont donné les premiers signaux d’une volonté d’alternative avec le projet Galileo, le système n’est toujours pas opérationnel et pas prêt de l’être prochainement. Russes et Chinois comptent mettre en place leur version plus rapidement.

Au Pakistan comme en Thailande, la solution chinoise a déjà fait mouche : les services d’identification des itinéraires, de géolocalisation, du temps de parcours et d’envoi des messages écrits à l’aide des systèmes satellites proposés par la République Populaire de Chine ont été retenu en 2012. Beidou devrait ainsi progressivement évincer le GPS dans ces pays. Cependant, des stations d’amplification devront être construites pour améliorer la précision du système au Pakistan.

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Lier les réseaux Glonass et Beidou :

Glonass (pour Global Navigation Satellite System) est le nom donné système russe. S’il est plus ancien que Beidou, il compte aussi plus de satellites opérationnels que ce dernier, lancé plus tardivement. La Russie et la Chine vont donc unir leurs forces pour proposer d’accéder aux deux réseaux par le même canal.  Ils seront accessibles dans l’avenir à partir du même terminal, installé sur tous les transporteurs commerciaux des deux pays, camions, bus, etc.

Pourquoi faire ?

La zone couverte inclut les immenses territoires des deux pays signataires et s’étend même jusqu’à l’Asie centrale, économiquement et stratégiquement intégrée à la sphère de leurs puissants voisins. Mais comme le GPS, les deux pays visent à terme une couverture universelle. Le but avoué de l’interconnexion entre Beidou et Glonass est évidemment d’éliminer toute dépendance vis-à-vis des technologies et des entreprises américaines

Via – image : shutterstock

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