GfK : vers un habitat plus intelligent en France en 2015

Pinterest LinkedIn Tumblr +

L’habitat de demain est amené à devenir une véritable maison connectée, quasi autonome et modulable selon les besoins de ses résidents. Dans ce contexte, l’étude Référence des Equipements Connectés de l’Institut GfK révèle des perspectives encourageantes sur un marché français constitué de plus 27 millions de foyers.

Connectivité, sécurité, énergie ou motorisation… l’habitat du futur est concerné par cette évolution majeure de nos modes de vies. « Les applications seront toujours plus nombreuses mais peuvent dès aujourd’hui s’articuler autour d’une box domotique, pilotable à distance depuis les 46 millions de Smartphones et tablettes actifs en France. Si les distributeurs et fabricants parviennent à lever les interrogations des consommateurs et à démontrer la valeur ajoutée de la connectivité, la domotique pourrait enfin connaitre un véritable décollage, dans près de 27 millions de foyers de l’Hexagone.

habitat-connecte-smarthome

La domotique dominée par les enseignes spécialisées

Aujourd’hui, les mesures des panels de distributeurs domotique GfK confirment que seules les grandes surfaces de bricolage arrivent à capter une part significative de ce marché avec un chiffre d’affaires annuel d’environ 150 Millions d’euros.

gfk-habitat-connecte-smartcity-1

Marjorie Perot, consultante GfK sur le marché de la domotique précise :

« La sécurité – alarmes, télésurveillance – contribue pour plus de la moitié à ce chiffre d’affaires. Les produits où l’offre connectable se développe rapidement, (contrôle à distance, énergie) représentent que 20% du chiffre d’affaires de l’activité mais concentrent plus de 40% des actes d’achat dans la grande distribution »

C’est d’ailleurs sur ces deux derniers secteurs que les annonces furent ciblées en 2014 : thermostats connectés, box domotiques, pack de sécurité, etc. L’étude Référence des Equipements Connectés menée par GfK confirme l’intérêt des consommateurs sur ce type d’offre : « en moyenne, un foyer sur deux souhaiterait piloter les équipements de sa maison depuis son smartphone ou sa tablette. Cette part atteint deux tiers des foyers sur les 15/34 ans ! » selon François Klipfel.

Les frontières peuvent-elles bouger ?

Une fois ces nouvelles offres présentées au grand public, le taux d’intérêt et d’intention d’achat sont souvent plus importants, notamment concernant les thermostats connectés comme celui proposé par l’américain Nest racheté par Google ou l’allemand Tado°. « Les foyers déjà équipés d’un programmateur de chauffage se déclarent ainsi prêts à l’acquisition d’une offre connectée à plus de 50%. En revanche, près d’un tiers des sondés (29%) ne demandent qu’à être convaincu et seulement 2 français sur 10 se déclarent défavorables à l’achat d’un tel dispositif pour leur foyer.

gfk-habitat-connecte-smartcity-2

Conclusion :

Une nouvelle fois, les technologies liées à l’internet des objets se démarquent par leur capacité à innover en matière de consommation et d’usages. Bien que ces tendances dessinent des perspectives de croissance alléchantes pour les professionnels, certains freins sont encore à lever du côté des consommateurs : les populations locataires rechignent à investir dans de telles offres et la notion de valeur ajoutée entre le coût et l’usage reste à démontrer auprès du très grand-public.

La démonstration en points de vente physiques, comme au sein des magasins LICK, ou en ligne est une des pistes proposée par l’étude pour concurrencer l’argumentaire d’un installateur professionnel. Car ici aussi, l’internet des objets pourrait redistribuer les cartes dans le secteur de la domotique en faisant baisser les coûts et en se passant de la nécessité d’un installateur. Les grandes surfaces spécialisées et le circuit e-commerce suit également de près l’émergence de ces produits et leur capacité à vendre cette typologie de produits au sein de la grande distribution.

source : GfK / image : shutterstock

Partager
A propos de l'auteur