Le GPS européen Galileo prend son envol

Pinterest LinkedIn Tumblr +

La commission européenne a validé à Bruxelles les premiers services de géolocalisation gratuits et accessibles au grand public. Galileo entre en service à la mi-décembre 2016.

Comme prévu, l’équivalent européen du GPS entre en service cette semaine.
La Commission européenne a lancé, ce jeudi, les premiers services de géolocalisation gratuits et accessibles au grand-public. Le système Galileo s’appuie sur un réseau de 18 satellites placés en orbite, à environ 22.000 kilomètres autour de la Terre.
Au départ, peu d’appareils pourront cependant en profiter : , seuls les smartphones équipés de la puce de réception adaptée pourront exploiter les signaux émis par le système de navigation par satellites Galileo. Par exemple, l’aquatis X5 (inconnu) du fabricant espagnol BQ sera le premier smartphone à pouvoir en profiter.

Pour combler son retard vis à vis de la technologie américaine, Galileo promet une précision supérieure au GPS :

« Galileo permettra de voir sur quel rail est un train, là où le GPS permettrait de le localiser sur une carte de France »

Un GPS européen ?

Le 17 Novembre dernier, le lancement réussi de 4 satellites Galileo à par une fusée Ariane 5 EPS, depuis le centre spatial guyanais à Kourou, a marqué le début de Galileo.
Un mois plus tard, le service est opérationnel.
Les opérations de mise à poste ont été réalisées par le CNES de Toulouse, en partenariat avec l’ESOC, le centre européen d’opérations spatiales, à Darmstadt.
Depuis le premier lancement en 2012, 14 satellites ont déjà été mis en orbite, dont 3 sont inutilisables (l’un est hors service suite à une panne d’antenne et 2 autres ont été placés sur une mauvaise orbite).
Le programme Galileo a été initié en 1999 par la Commission Européenne pour doter l’Europe de son propre système de positionnement et de datation.
L’objectif vise à garantir l’indépendance européenne face aux autres systèmes existants, tels que l’américain GPS, le GLONASS russe et le chinois Beidou.
Bruxelles a notamment alloué 7 milliards d’euros à la mise en place et l’exploitation des systèmes européens de navigation par satellite pour la période 2014-2020.
Parallèlement, une vingtaine de 20 stations au sol ont déjà été réparties autour du globe et l’ infrastructure devrait encore se renforcer d’ici à 2020.

Plus de précision à la clé ?

Galileo est le système de géo-positionnement le plus précis de la planète affirme l’Europe.
Avec une précision de l’ordre d’1m , la technologie bat le GPS dont la précision d’environ 10m était déjà plus performante que celle du GLONASS russe. Aussi, le signal Galileo présente la particularité d’offrir une datation à quelques milliardièmes de seconde près.

« Le signal Galileo sera bien meilleur que celui du GPS notamment pour les lieux encaissés comme les canyons urbains. Nous partons en retard, mais nous courrons plus vite et nous avons d’emblée une longueur d’avance sur nos concurrents », – Jean-Yves le Gall, Président CNES

La France contribue au programme Galileo à hauteur de 17 %, juste derrière l’Allemagne (21%).
Le système Galileo est piloté par la Commission Européenne qui décide et supervise son déploiement, l’ESA qui assure la phase de construction, et la GSA (agence de navigation par satellite européenne) basée à Prague, chargée d’exploiter le système en phase opérationnelle.

De nouveaux services

Galileo proposera bientôt différent types de services dont le premier –le service de positionnement et de datation– sera ouvert et accessible gratuitement. Au delà, on pourra aussi bénéficier d’une authentification du signal utilisé.
Le second service sera plus commercial. Moyennant une redevance, un positionnement centimétrique pourra être dispensé, associé à une authentification plus robuste encore.
Le second sera commercial : moyennant une redevance, le PRS (service public réglementé), permettra un positionnement précis de quelques centimètres et le chiffrage des informations, avec une authentification encore plus robuste. Il disposera aussi de signaux très robustes aux perturbations électro-magnétiques.
Enfin, les services recherche et sauvetage de navires et aeronefs en détresse disposeront de leur propre itération de Galileo, avec des performances bien plus rapides et précises que celle du système utilisé à l’heure actuelle (Cospas-Sarsat).
Plus généralement, de nombreuses société privées annonceront progressivement l’utilisation du système Galileo, notamment dans des cas d’usage liés à la navigation aérienne, routière, maritime (l’organisation maritime internationale a reconnu Galileo comme étant un moyen de navigation maritime), ferroviaire (un accord a été passé avec la SNCF) ou dans les services économiques et financiers.
Le secteur automobile devrait lui aussi se pencher sur Galileo afin de bénéficier de ses performances dans le cadre du développement du marché des voitures autonomes.

Via

Partager
A propos de l'auteur

Un commentaire

  1. Alain MOCCHETTI

    on

    GALILEO – POINT SUR L’AVANCEMENT DU PROJET
    A ce jour c’est-à-dire au 06 janvier 2017, 18 satellites GIOVE sont en orbite autour de la Terre à une distance de 23000 km du sol terrestre environ. Les 4 derniers satellites mis en orbite l’ont été par une seule et même fusée Ariane 5 le plus gros lanceur au Monde. La Constellation GALILEO sera achevée quand les 12 derniers satellites viendront compléter les 18, ce qui portera leur nombre à 30, ainsi l’Europe disposera du GPS le plus précis au Monde au millimètre prés. Avec ses 18 satellites, la Constellation GALILEO est déjà opérationnelle, donc vont être commercialisés d’ici peu des Smartphones Satellitaires, de l’Internet par Satellite (plusieurs GigaBits par seconde (Gbps)) et de nouveaux GPS équiperont les voitures neuves dans un avenir à court terme. Pour obtenir cette très haute précision qu’est le millimètre, les Ingénieurs et les Scientifiques de l’ESA (Agence Spatiale Européenne) ont intégré les très complexes équations de la Mécanique Relativiste d’Albert Einstein, en effet le calcul des trajectoires et des vitesses seront fait en tenant compte de la Relativité du Temps (écoulement du temps différent pour chacun des 30 satellites GIOVE), tous les paramètres seront définis dans un REPERE GEOCENTRIQUE ayant pour point d’origine le Centre d’Inertie de la Terre et ses 3 axes orthogonaux dirigés vers 3 étoiles fixes de l’Univers (étoiles situées dans des galaxies très éloignées de la VOIE LACTEE notre Galaxie). Le Repère GEOCENTRIQUE est un excellent REPERE GALILEEN pour la description et le calcul des phénomènes physiques s’effectuant dans le voisinage direct de la Terre. Pour les voyages Interplanétaires à l’intérieur du Système Solaire, les calculs se feront dans un Repère Héliocentrique ayant pour origine le Centre d’Inertie du Soleil et ses 3 axes orthogonaux dirigés vers 3 étoiles fixes de l’Univers. Grâce à la Constellation GALILEO les Scientifiques vont pouvoir vérifier la Véracité de la Théorie de la Relativité et éventuellement affiner ses équations. Pour rappel le GPS Américain et le GLONASS (GPS Russe) ne sont précis qu’à 10 mètres près. Suite dans une prochaine rubrique GALILEO – POINT SUR L’AVANCEMENT DU PROJET. Ce pavé de texte va être intégré dans le Journal Facebook de David Mocchetti mon fils, journal gratuit du type Sciences & Avenir et je vais le publier de mon côté sous 20 vidéos YouTube et 100 fois sur GOOGLE le Moteur de Recherche des USA.
    Alain Mocchetti
    Ingénieur en Construction Mécanique & en Automatismes
    Diplômé Bac + 5 Universitaire (1985)
    UFR Sciences de Metz (1985)
    alainmocchetti@sfr.fr
    alainmocchetti@gmail.com
    @AlainMocchetti