[Internet des objets] Que vont chercher les start-ups françaises en Asie du Nord-Est ?

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Pour les startups technologiques, la zone d’Asie du Nord-Est constituée de la Corée du Sud, de Taiwan et du Japon, est un passage obligé dans le processus de développement de leurs objets connectés. Avec 25% du budget R&D mondial (en IT), cette zone abrite l’un des pôles les plus expérimenté en Hardware.

En Asie du Nord-Est, les acteurs majeurs se nomment NTT Docomo, Samsung, ASUS, Mediatek ou Foxconn. Tous leaders mondiaux sur leurs segments. Cette zone du monde est ainsi devenue en une quinzaine d’année une escale obligée dans le processus de développement d’un objet connecté, comme la Chine l’était auparavant pour la production à bas-coûts.

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 Avec des pratiques d’affaires plus saines que leur puissant voisin de l’ouest, les pays de la zone Nord-Est cumulent des avantages significatifs pour les sociétés étrangères : des infrastructures logistiques et de communication de haut-niveau, une population très éduquée, sensible aux nouvelles technologies et à la pointe des tendances occidentales.

En Corée du Sud, tout comme au Japon ou à Taiwan, la classe moyenne est large et dispose d’un fort pouvoir d’achat pour s’équiper en biens électroniques. Résumé des caractéristiques et atouts de ces différents pays :

Le Japon :

La 3ème puissance économique du monde compte 127 millions d’habitants, dont plus de 75% d’internautes. Le Japon fut l’un des premiers pays du monde à disposer d’une couverture 4G totale et homogène sur son territoire et a déjà prévu d’investir massivement pour déployer la 5G avant les Jeux Olympiques de 2020.

Dans ce pays qui concentre 7 milliards d’euros d’exportations françaises, les produits tricolores ont une excellente image de marque et de qualité technique. Et les japonnais savent de quoi ils parlent : leur pays consacre 3,8% de son PIB à la Recherche & Développement, soit près d’un cinquième du budget mondial de R&D. Les acteurs japonais les plus connus sont Fujitsu, SoftBank qui a racheté Aldebaran Robotics, NEC, Toshiba ou encore NTT Docomo, qui a investi dans la technologie de Sigfox.

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La Corée :

La Corée compte environ 50 millions d’habitants (dont 80% d’internautes) et son économie est liée à près de 30% aux secteurs de l’informatique et des nouvelles technologies. La 4G LTE ‘Advanced’ y est déjà déployée et les préparatifs des Jeux Olympiques d’Hiver de Pyeongchang en 2018 achèveront de déployer la 5G partout dans le pays.

En Corée, la France est reconnue pour la qualité de ses ingénieurs et comme un partenaire commercial de premier plan : l’Hexagone est son 2 ème partenaire commercial Européen et son 19ème fournisseur mondial. Les acteurs coréens très connus ne sont autre que Samsung ou LG.

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Taïwan :

A Taïwan, le constat est similaire, malgré une population de 23 millions d’habitants seulement dont le niveau de vie est presque 40% inférieur à celui du Japon. Il faut dire que de nombreux géants mondiaux de l’électronique sont issus de Taïwan, dont MSI, Asus, Wistron, BenQ, Foxconn, Acer, HTC, Transcend, MediaTek, etc.

La plupart de ces entreprises ont localisé leur puissance de production en Chine, mais elles sont domiciliées à Taïwan, ce qui en fait le premier fabricant mondial de Hardware ($200 milliards/an) avec une croissance de 20% annuelle depuis 3 ans.

Dans ce contexte, les secteurs porteurs sont nombreux, du Big Data au Cloud en passant évidemment par les objets connectés wearables, la robotique industrielle ou les communications M2M.

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French Tech Tour Asie Nord-Est :

Depuis 2014, le bureau de Business France (ex-UbiFrance) à Taïwan a intégré progressivement le French Tech Tour Asie du Nord Est, un événement visant à inviter une délégation de start-ups françaises à venir rencontrer les écosystèmes de ces 3 pays.

L’édition 2015 du FrenchTech Tour Asie Nord-Est permettra à nouveau à quelques pépites françaises de rencontrer les responsables de grands groupes régionaux afin de décrocher des partenariats stratégiques en vue de leur internationalisation rapide.

Note : Les candidatures sont encore ouvertes ! Emails à Emilie Gleyze.

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