Foodini : l'imprimante 3D alimentaire au MWC 2016

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Au Mobile World Congress, nous avons pu découvrir le fonctionnement de Foodini, l’imprimante 3D alimentaire conçue par Natural Machines comme un nouvel appareil de cuisine, pour les particuliers.
Aux détours d’une allée du Mobile World Congress, nous avions rendez-vous avec l’équipe de Natural Machines qui a créé Foodini, la première imprimante 3D alimentaire conçue comme un appareil électroménager.
La startup basée à Barcelone avait fait parler d’elle en 2014 en lançant sur Kickstarter la première imprimante 3D alimentaire pour le grand-public.
foodini
Non financé, le projet a servi d’étude de marché à la startup et permis d’arriver au résultat actuel : un appareil tout-en-un que nous avons pu découvrir et faire fonctionner.

Foodini, plus qu’une imprimante 3D

Dire que Foodini est une imprimante 3D est plus simple que rigoureux. En effet, cette machine offre la possibilité de créer et de donner corps à des recettes de cuisine, mais son fonctionnement est totalement inédit.
L’appareil se présente comme une nouvelle catégorie d’appareils de cuisine, qui donne vie à vos créations culinaires sans jamais vous enfermer dans l’achat de nouvelles ‘cartouches’ ou de consommables divers.
Natural Machines a choisi de vous livrer la machine Foodini avec son manuel (que nous vous conseillons de lire) de sorte qu’elle est prête à l’emploi pour réaliser des recettes plus ou moins complexes.
Par exemple, ici, le logo de l’évènement réalisé en purée de pomme de terre :
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Si l’objet ressemble à une imprimante 3D, le procédé s’en éloigne sensiblement lorsqu’on s’intéresse au fonctionnement de la machine Foodini.

Fonctionnement de Foodini

La machine Foodini contient 5 emplacements chauffants destinés à accueillir les récipients remplis d’ingrédients. Chacun de ces cylindres en acier inox est marqué par une puce électronique qui assure son bon positionnement et son identification par le système.
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Chaque cylindre peut aussi être équipé de différentes buses correspondant au type d’ingrédient, à sa viscosité, etc.
Pour réaliser chaque recette, la machine utilise un bras motorisé qui vient se servir de chaque récipient pour l’appliquer en couches successives selon le modèle de création choisi.
Chaque cylindre se comporte comme une sorte de grosse seringue : le contenu sous pression est poussé par le bras motorisé, qui agit comme un piston pour donner vie à la recette.

A chaque début d’impression, chaque ingrédient est testé automatiquement par la machine pour en calibrer les caractéristiques. La Foodini adapte ainsi automatiquement les paramètres d’application aux spécificités de chaque recette et à la nature des ingrédients utilisés.
Certains sont plus liquides (pâte ou sauces) et d’autres impose un temps de solidification avant d’appliquer de multiples couches (chocolat fondu).
Ci-dessous, la buse vient tester son contenant dans une petite ‘coupelle’ située dans le coin du plateau d’impression en verre. [fullWidthImage id= »37246″]
Natural Machines a passé énormément de temps pour développer le volet ‘intelligence’ de sa machine afin qu’elle soit aussi efficace et intuitive qu’un robot ménager.
Et le résultat est bluffant : l’impression du logo ‘4YFN’ à base de purée de pomme de terre (voir photo ci-dessus) n’a pris que 90 secondes lors de notre test et se produit sans qu’on ait de paramètrages complexes à effectuer.
Voici quelques autres exemples de réalisations :
En somme, le panneau digital sert uniquement aux commandes génériques, comme on pourrait le faire sur un four ou un micro-ondes traditionnel.
L’interface intègre également un ‘éditeur’ baptisé Foodini Creator permettant de confectionner ses propres recettes et d’intégrer les différents paramètres nécessaires à la imprimante Foodini pour fonctionner correctement.
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Si la machine est encore un peu encombrante à ce stade (70 cm de profondeur pour 60 cm de coté, environ) , on imagine évidemment que des déclinaisons plus compactes verront le jour une fois que ce marché aura véritablement décollé.
L’essentiel est là, la Foodini est facile à utiliser et efficace pour ce que nous en avons vu. Reste le prix, forcément élitiste au départ, qui cantonnera dans un premier temps l’achat et l’utilisation d’une telle imprimante 3D alimentaire aux usages évènementiels ou à la restauration de luxe.
Le produit devrait progressivement se doter de fonctionnalités de connectivité plus avancées, pilotage à distance, création et partage de recettes, etc.

Disponibilité et prix

En phase finale de conception, l’imprimante Foodini sera commercialisée en fin d’année.
Selon nos informations, le prix de Foodini oscillera entre 1.500 et 2.000 dollars à son lancement, pas à la portée de n’importe qui donc…
Mais c’est le prix d’une technologie unique, que peux de startups maitrisent aussi bien que Natural Machines actuellement.

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2 commentaires

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