Le système Drive4U de Valeo et Safran annonce la voiture autonome de demain

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Valeo et Safran nous présentent le dernier système de conduite autonome Drive4u, développé dans le cadre d’un partenariat de recherche avec Safran. Avec eux, la voiture autonome, c’est presque pour demain !

Valeo et Safran, les deux équipementiers français mondialement reconnus –l’un dans l’automobile et l’autre dans l’aéronautique, la défense et la sécurité– ont dévoilé le 27 mars dernier leurs dernières avancées technologiques à l’Hôtel des Invalides à Paris. Dix-huit mois après la signature de leur partenariat de recherche sur l’assistance au pilotage et le véhicule autonome, Valeo et Safran vont fournir aux constructeurs automobiles une technologie de conduite autonome que Google a déjà commencé à développer depuis plusieurs années pour sa Google Car.

Après Cruise4U, InBlue et Beamatic, c’est donc une nouvelle innovation à mettre au crédit de Valeo dans ce secteur. Car ce marché représente une valeur colossale puisque Gartner estime qu’environ 1% des objets connectés dans le monde seront des voitures connectées d’ici à 5 ans (pour 25 milliards d’objets connectés en circulation selon la même source).

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La Google Car

Qui sont les yeux de ma voiture ?

Pour alimenter le système de données sur l’environnement, la Volgswagen équipée de Drive4u était truffée de capteurs :

  • Des capteurs ultra-son (aujourd’hui utilisés pour les radars de recul),
  • Des caméras,
  • Des radars,
  • Un scanner laser à l’avant,

Ces capteurs sont disposés un peu partout à l’extérieur du véhicule, sur les rétroviseurs et le pare-brise. Enfin la position absolue de la voiture est déterminée grâce à un GPS disposé sur le toit.

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Il existe plusieurs degrés d’autonomie d’une voiture :

  • Niveau 1 : Le système aide le conducteur dans son activité mais n’agit pas sans ordre. C’est l’exemple des voitures dotées d’une boîte de vitesse automatique.
  • Niveau 2 : le véhicule est automatisé sous surveillance du conducteur, c’est le cas de la dernière Mercedes class S et de la future Tesla Model S D.
  • Niveau 3 : le véhicule peut effectuer un certains nombre d’action avec l’accord du conducteur. Ainsi ce dernier peut s’adonner à d’autres occupations en laissant la main à la voiture en cas de bouchons par exemple.
  • Niveau 4 : la voiture est automatisée sur un itinéraire complet. C’est ce que permet Drive4U.
  • Niveau 5 : plus besoin de volant ou de pédale, la voiture devient une navette. C’est l’ambition de Google avec sa voiture autonome et du concept Mercedes F 015

Drive4U est un système de niveau 4.

Reconnaissance juridique des voitures autonome :

Les technologies de niveau 3 et 4 existent mais seuls sont autorisés à la commercialisation les véhicules autonomes de niveau 2, et au test sur chaussée les véhicules de niveau 3 et 4.

La circulation routière est régie par la Convention de Genève (1949) et de Vienne (1968) qui préconisent que tous les véhicules doivent avoir un pilote capable à tout moment de maîtriser le véhicule. Mais jamais il n’est écrit que ce pilote doit être humain. Ainsi quatre états américains ont autorisés les tests de voitures autonomes de niveau 5, et d’autres états européens commencent à suivre leur pas.

Pour ce qui est de la commercialisation les pays signataires de la convention de Vienne -dont la France- sont en train de voter l’ajout de nouvelles dispositions pour utiliser des véhicules de niveau 3 et 4. Ce n’est donc plus qu’une histoire de temps.

Mark Fields, CEO de Ford

Mark Fields, CEO de Ford

Un marché qui se densifie :

L’équipementier français nous rassure sur la densité des acteurs dans le marché de la voiture du futur. En effet, Google a déjà une longueur d’avance et une proposition de valeur certaine dans le domaine mais peut inquièter quand a son intrusion dans la vie privée. Depuis le CES 2015, les discours ont clairement changé pour la plupart des constructeurs automobiles généralistes. Ainsi Mark Fields, CEO de Ford, parlait clairement de vendre de la mobilité plutôt que des voitures connectées lors de sa Keynote à Las Vegas, en janvier dernier. Enfin ce type de service peut se concevoir grace à des systèmes d’autopartage et des systèmes autonomes, sans avoir peur de sacrifier ses données personnelles de localisation contre des publicités ciblées.

On a donc hâte de voir se démocratiser la voiture autonome pour faciliter notre mobilité, réduire l’insécurité et la pollution ! Restez connectés.

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