e-SIM : la carte SIM va-t-elle disparaitre pour de bon ?

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La plupart des fabricants de smartphones travaillent déjà à l’après carte-SIM. Ce morceau de plastique est-il voué à disparaitre. Apple, Samsung et les autres veulent proposer une nouvelle carte SIM soudée au terminal… de quoi mettre en danger le modèle des opérateurs télécoms.

L’avenir de la carte SIM est peut-être compté. Telle qu’on la connaît actuellement, la carte SIM dérange les fabricants de smartphones, qui voudraient la remplacer par des SIM électroniques intégrées au hardware, baptisées e-SIM, dès l’année prochaine.

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Selon les informations du Financial Times, Samsung et Apple, les deux premiers fabricants mondiaux planchent sur le format e-SIM avec la GSMA (qui représente 800 opérateurs dans le monde). Dans leur idée, cette e-SIM serait intégrée et soudée directement dans les terminaux mobiles et permettrait à chaque utilisateur de changer d’opérateur sans avoir à remplacer systématiquement la puce imprimée sur une carte de plastique. Un changement d’opérateur pourrait ainsi être fait en quelques heures seulement. Mais le gain de temps et la souplesse de ce système coté client cache aussi pour les fabricants la possibilité d’affiner encore un peu plus le design de leurs appareils.

De grands opérateurs comme AT&T, Deutsche Telekom, Orange, Telefónica ou Vodafone sont déjà prêts à soutenir ce nouveau standard. Pour ces opérateurs, il s’agit globalement d’une numérisation de la distribution des cartes SIM. Car celles-ci porteront toujours leurs secrets d’authentification et d’identification. Il faudra trouver un format compatible avec tous les opérateurs mondiaux (ce qui promet d’être long) mais cette e-SIM pourrait finalement représenter une opportunité pour les opérateurs de proposer un seul abonnement unique pour plusieurs terminaux, une source potentielle de revenus additionnels.

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En revanche, pour les fabricants du cartes SIM comme Gemalto, la pilule risque d’être amère. Lors de l’évocation du projet Apple SIM en 2014, le cours de bourse du groupe français avait déjà été chahuté. La semaine dernière, l’action a encore dévissé, perdant 7% à l’heure de la clôture à Paris. Ces acteurs pourraient rebondir en adaptant le format SIM aux objets connectés, qui ont besoin eux aussi d’un composant sécurisé pour stocker les clés de cryptage nécessaires aux échanges sans-fil. Des sociétés comme Trusted Objects sont déjà positionnées sur ce segment.

Un analyste cité par Reuters souligne que la carte SIM traditionnelle n’est pas “morte”. D’autant plus qu’il faudra encore du temps et convaincre les autres fabricants de smartphones.

Via – image : shutterstock

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