Les objets connectés au travers du prisme de la créativité

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Au C2 de Montréal de cette année, la « créativité » était le maître-mot. Nous nous sommes rendus à cette conférence d’affaire créative, dont le design ne ressemble à nulle autre et où des expériences immersives extravagantes ponctuent des rencontres professionnelles très sérieuses, autour des enjeux business du futur.
Voilà la promesse de cette 4ème édition du C2 de Montréal, où les objets connectés y ont trouvé leur place –et pas n’importe laquelle–, puisque la toute première keynote de l’événement présentée par David Rose portait sur l’internet des objets.
Ce sujet qui semble réservé aux ingénieurs et aux geeks a été présenté comme un domaine ne pouvant se démarquer qu’à travers le design et la créativité.
C2-MTL-credit-huffpost

Ouvrez vos chakras

Pour David Rose, chercheur au MIT Labs, auteur de “Enchanted Objects” (16€ – Amazon) et fondateur de la startup Ditto Labs, les objets connectés apportent une nouvelle dimension au monde virtuel d’internet tout simplement parce qu’ils renvoient à la sensation, sont proches de nous et ouvrent “une infinité de possibilités“. Tant pour l’amélioration du service des entreprises que pour réaliser le petit rêve de chacun.
Tout au long de sa keynote, David Rose a tenté d’inspirer le public en présentant différents objets connectés qui nous aident à atteindre nos rêves les plus fous. De l’omniscience à la télépathie en passant par la sécurité, il nous a présenté un parapluie qui clignote quand il va pleuvoir, une table de réunion qui indique par des leds qui controle trop le temps de parole, ou  le pillulier connecté qui rappelle aux utilisateurs le prise régulière de médicaments.
https://twitter.com/ConnectedStuff/status/603218556885532672

La clé ? Se faire oublier…

Si tout est possible et que ces objets sont censés nous changer la vie, pourquoi ce n’est pas encore le cas et comment y parvenir ?
Pour David Rose, les premiers points à améliorer sont le design et l’expérience utilisateur. Parce que les objets connectés son censés “s’occuper de moi plutôt que je ne m’occupe d’eux”, il s’agit de trouver la technologie adéquate pour le fondre dans l’environnement sans avoir à se soucier de son autonomie ou de son bon fonctionnement.
Encore plus important, ils ne doivent pas paraitre comme des objets technologiques et décalés du vrai monde. Ainsi David Rose a annoncé qu’il était fier de porter la première belle montre connectée : la célèbre montre Activité de la startup française Withings (vendue 390€).
C2MTL-credit-Sebastien_Roy

Tout le monde peut le faire

Dans la même logique, Ayah Bdeir, fondatrice et CEO de Little Bits, a un objectif en tête : faire comprendre le fonctionnement de tous ces objets qui nous entourent et impactent de plus en plus notre vie : pas question de laisser entre les mains de quelques spécialistes électroniciens leur bonne santé et surtout leur invention.
Dans cette logique, Little Bits est un kit de prototypage rapide d’objets connectés avec tous les capteurs nécessaires et la connexion au cloud pour pouvoir les piloter à partir de règles IFTTT. Comme si on jouait au Lego on peut inventer n’importe quel objet répondant à n’importe quel cas d’usage.
Ayah Bdeir désire faire utiliser ce kit à des designers, pour qu’ils apportent cette brique manquante dont parlait justement David Rose et à des enfants, pour qu’ils apprennent le fonctionnement de toute l’électronique qui nous entoure.


Cette approche des objets connectés du C2 de Montréal est différente de celle qu’on a l’habitude de voir en France à savoir : faire intervenir des profils plus créatifs pour l’élaboration d’objets ouverts à tous et pas seulement aux technophiles.
On regrette cependant que ces technologies disruptives qui pourraient nous faire “oublier” au quotidien la présence de ces ‘objets enchantés‘ n’ai pas été cité en conférence plénière.
Il s’agit aussi d’apprendre aux profils créatifs les enjeux technologiques du moment plutôt que de seulement les faire rêver.

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