BlackBerry annonce un nouveau niveau de sécurité pour les objets connectés

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Hier, BlackBerry a annoncé le lancement d’un nouveau certificat de sécurité pour lequel il opérera un service de validation. Le fabricant canadien espère non seulement aider à la sécurisation de l’internet des objets mais aussi se replacer dans la course à ce même marché.

RIM est l’inventeur du smartphone, mais a considérablement manqué de jugement quant à son évolution, évitant soigneusement d’intégrer des écrans et des applications tierces à ses BlackBerry… jusqu’à une quasi disparition de la marque il y a peu. Mais BlackBerry n’est pas mort ; en replaçant QNX au sein des voitures connectées, BlackBerry s’est donné un peu d’air, et la suite ne devrait plus tarder

blackberry-RIM-1

Un secteur sous-sécurisé :

Lors d’une conférence de presse, BlackBerry a ainsi annoncé par l’intermédiaire de sa filiale Certicom (un des pionniers de la cryptographie par les courbes elliptiques) qu’il comptait proposer un nouveau niveau de sécurité aux smartphones ainsi qu’à tous les objets connectés éligibles, des véhicules autonomes aux détecteurs domestiques. Et c’est loin d’être une idée farfelue puisque la FTC américaine juge le niveau de sécurité des objets connectés insuffisant et que le Sénat américain pousse de son coté à l’adoption d’une résolution en faveur de l’internet des objets.

En repositionnant Certicom au centre des débats qui animent actuellement le monde des objets connectés, BlackBerry tente un coup de poker judicieux : la cryptographie est un des besoins essentiels des objets connectés, qui n’ont pas de carte SIM contrairement aux smartphones, sortes de coffre fort numériques où stocker les clés de cryptage de données.

Les objets connectés et la fraude :

Selon les responsables de BlackBerry, Certicom a d’ores-et-déjà remporté un contrat au Royaume-Uni permettant de sécuriser les données de plus de 104 millions de capteurs d’énergie dans le pays. L’offre présentée par BlackBerry devrait considérablement faciliter la vie des fabricants qui souhaitent déployer ce type d’objets connectés à l’avenir, puis les authentifier et les sécuriser dans la durée.

Jawbone-UP4

Grâce à cela, BlackBerry espère aussi décourager les fabricants d’objets connectés d’utiliser la méthode de ‘Fail & Patch‘ qui consiste à colmater rapidement chaque brèche de sécurité lorsqu’elle est découverte. Une méthode qui a prouvé ses limites, surtout depuis que les objets connectés embarquent des moyens de paiement sans-contact, comme le fait le Jawbone Up4 avec l’intégration du paiement NFC.

Via

Partager
A propos de l'auteur