Bastille lève 2,5 M$ pour sécuriser l'internet des objets

Google+ Pinterest LinkedIn Tumblr +

Après avoir complété un premier tour de financement d’amorçage, la startup Bastille vient d’enregistrer un investissement supplémentaire de la part de plusieurs investisseurs dont David Cowan, du fond Bessemer Venture Partners.

En Septembre 2014, Bastille avait déjà reçu près d’1,5 millions de dollars (1,3 millions d’euros) mais avait laissé la porte ouverte à d’autre investisseurs pour rejoindre ce premier tour de table. En plus de cet investissement initial –mené par Tom Noonan et John Huntz– visant à développer le savoir-faire de Bastille en matière de lutte contre les failles de sécurité dans l’internet des objets. Ce n’est plus un secret pour personne, les objets connectés sont largement vulnérables s’ils ne sont pas scrupuleusement protégés et les entreprises cherchent à embaucher des Hackers, pour éprouver leurs méthodes de sécurité.

securite-objets-connectes

Désormais, il existe même des moteurs de recherches permettant de référencer les objets connectés mal ou peu protégés, d’où le besoin rapide de placer ses services cloud dans un environnement sécurisé. C’est notamment ce qu’à fait Orange en lançant Datavenueune plateforme sécurisée destinée aux créateurs d’objets connectés– à l’automne dernier.

Dans le cas de Bastille, il reste à la startup à lancer un produit final, ce qu’elle compte faire au cours du second semestre 2015. Sa solution de sécurité devrait permettre de réduire la vulnérabilité des objets connectés à internet de manière sans-fil, via le ZigBee, le Bluetooth Low Energy ou le WiFi.

Dans une citation officielle, Chris Rouland (fondateur et CEO de Bastille), a déclaré :

« Il y a des milliers de fabricants d’objets connectés qui souhaitent lancer des accessoires en lien avec l’internet des objets sans avoir à se préoccuper des problématiques de sécurisation des données de leurs utilisateurs tout en leur assurant que celle-ci sera totale. Et c’est là que Bastille intervient. »

En effet, la plupart des sociétés qui fabriquent ou proposent des objets connectés à internet éprouvent des difficultés à intégrer le temps de développement nécessaire au test des aspects sécuritaires de leurs services. Ainsi, ces démarches ont tendance à allonger le processus d’innovation et ralenti la mise sur le marché.

nest-thermostat-google-smart-home-600x363

Lors de la BlackHat Security Conference, les Hackers ont récemment montré avec quelle facilité on pouvait s’emparer des données collectées par le thermostat Nest de Google. Et cela peut être bien plus grave que la prise de contrôle du niveau de chauffage de votre maison. Pour les pirates informatiques, les objets connectés sont une aubaine : ils constituent autant de points d’entrée supplémentaires potentiels. Avec ce nouveau financement, Bastille compte prendre ce problème à bras-le-corps en lançant notamment un grand projet pilote en partenariat avec plusieurs acteurs institutionnels, avant d’être officiellement présentée en Avril 2015, à la RSA Conference.

Via – image : shutterstock

 

Partager

A propos de l'auteur

Un commentaire

  1. Pingback: Objets connectés : comment motiver les consommateurs ? – Partie 3 : Motiver au partage des données | Paysages numériques...

Laisser un commentaire