Apple Pay, la solution de paiement mobile d’Apple via NFC

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Lors de la présentation de l’iPhone 6, Apple en a profité pour présenter Apple Pay, sa solution de paiement mobile.
Avec l’émergence des smartphones à la fin des années 2000, le paiement mobile a fait doucement son apparition grâce à la technologie NFC. Le principe est simple : utiliser son smartphone pour payer au quotidien. Une manière de remplacer sa carte bleue, son chéquier et son liquide. Une bien belle promesse en somme mais qui avait jusqu’ici des limites : le nombre de terminaux compatibles, le nombre de commerçants équipés et la sécurité.
Aucun acteur n’a réussi à démocratiser ce nouvel usage. Mais c’était sans compter sur Apple et sa force de frappe légendaire. Est-ce que son arrivée va permettre l’adoption massive du paiement mobile ? Petite revue de la solution Apple Pay.
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Apple Pay dans les grandes lignes

2014 est une grande année pour la famille iPhone car elle marque l’arrivée du NFC dans la nouvelle génération de smartphone de la pomme : l’iPhone 6 et iPhone 6 Plus ainsi que dans la montre connectée de la société, l’Apple Watch.
Pour faire simple, le NFC est une technologie qui permet la transmission d’informations sur de très courtes distances (quelques centimètres). L’un des exemples les plus parlants est la carte de transport en commun qui permet de déverrouiller les barrières simplement en la passant au dessus d’une borne. Désormais, cette technologie est intégrée dans l’iPhone. De la à pouvoir déverrouiller les portes des tourniquets avec son iPhone, il n’y a qu’un pas.
Elle s’accompagne d’une solution de paiement inventée et gérée par Apple. Son nom ? Apple Pay. A quoi sert-elle ? A enregistrer sa carte bleue dans son téléphone afin de pouvoir payer avec celui-ci dans les magasins ou sur internet. En somme, votre carte bancaire en plastique devient obsolète à l’image des cartes de fidélité qui sont désormais stockées dans nos smartphones. Et si on me vole mon smartphone ? Rassurez-vous, le voleur ne pourra pas utiliser votre carte car pour valider une transaction, il est nécessaire d’apposer son doigt sur le capteur d’empreinte digitale de l’appareil.
A l’heure actuelle, Apple Pay fonctionne avec les cartes American Express, Visa et Mastercard, c’est-à-dire les 3 principaux acteurs du paiement bancaire. Cependant, il est nécessaire que votre banque soit partenaire du programme Apple Pay pour que vous puissiez utiliser le service. Pour l’heure, seules quelques banques américaines dont Bank of America ont signé un partenariat avec la pomme. Le développement en Europe ne se fera pas avant 2015 au minimum.
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Pour finir, il est également nécessaire que le commerçant chez lequel vous souhaitez payer soit équipé de bornes de paiement compatibles. Tout comme les banques, le nombre de partenaires va fleurir dans les prochains mois mais pour l’heure, citons notamment Mc Donald, Nike, Subway, Toy’r’us ou encore Disney aux USA.

Apple Pay et son développement

Comme vous l’avez compris, Apple Pay se donne les moyens pour devenir le leader du paiement mobile. Mais plusieurs inconvénients vont vite venir se mettre dans ses roues. Premièrement, cette solution ne fonctionne qu’avec les derniers iPhone. Certes, des palettes vont être vendues mais cela signifie qu’il va être nécessaire d’attendre un moment avant d’atteindre une masse importante d’utilisateurs.
Deuxièmement, est-ce que les commerçants vont jouer le jeu ? Les magasins ayant énormément de transactions quotidiennes s’équiperont sans grands doutes. On peut penser aux chaines de fast food, aux supermarchés ou encore aux grands magasins de vêtements. Mais qu’en est-il des petits commerces comme la boulangerie par exemple ? Il est important de savoir que lors de chaque transaction avec une carte bancaire, une partie de la transaction est versée à Visa, Mastercard ou American Express. Pour palier à cela, beaucoup de petites boutiques n’acceptent pas la carte en dessous d’un certain montant. Chez Carrefour, c’est 1€, chez ma boulangère, c’est 15€. Autant dire qu’il n’est donc pas possible de payer ma baguette avec mon iPhone à la boulangerie. Partant de ce postulat, il n’est pas franchement intéressant pour elle de s’équiper en borne de réception NFC pour faire plaisir à quelques personnes. Cela reste un exemple mais montre bien l’un des freins à l’adoption massive du paiement mobile.
En parlant des commissions des Visa et autre Mastercard, Apple a indiqué qu’il prendrait un pourcentage encore inconnu sur chaque transaction. Aucun surcoût pour l’utilisateur final mais des marges diminuées pour les autres acteurs. Espérons qu’il ne soit pas question de 30% comme c’est actuellement pour les applications (sur chaque application vendue, Apple gagne 30% du prix de vente). Autre sujet de préoccupation, la sécurité des données. Apple garantit qu’elle n’espionnera pas ce que l’utilisateur achète mais qu’en est-il dans la réalité ? De plus, le fait d’utiliser l’empreinte digitale pour le paiement permet une sécurisation de la solution mais qu’en est-il du piratage ? De nombreuses questions restent en suspend.
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Beaucoup s’inquiète également de l’avenir des banques face à de telles solutions. Mais au final, la banque semble à l’abri pour la simple et bonne raison que nous aurons toujours besoin dans endroit pour stocker notre argent. Même si la carte disparait, il reste nécessaire d’avoir un compte pour pouvoir payer. Le véritable danger pourrait venir des ambitions d’Apple qui à long terme pourrait proposer des services bancaires. En somme, la solution d’Apple est prometteuse mais reste limitée au nombre d’utilisateurs d’iPhone et surtout par taux d’équipement des commerçants. D’autres ont essayé mais ne se sont pas imposés. Et ce que l’arrivée d’Apple changera la donne ?

Apple Pay, c’est pour quand ?

Précisons encore une fois qu’il est nécessaire de posséder une iPhone 6 ou 6 Plus pour bénéficier du paiement mobile. Cela n’est pas rétroactif sur les anciennes générations d’appareils.
Le lancement se fera durant le mois d’Octobre aux USA. Et si nous précisons un lieu, c’est parce que la solution mettra du temps avant d’arriver chez nous. Comme toujours, dès lors qu’Apple lance une nouveauté, le marché américain est servi en premier et les autres après. La preuve en est avec Siri qui propose plus de fonctionnalités aux USA ou encore iTunes Radio qui n’est toujours pas disponible en France. Espérons qu’Apple et ses partenaires généraliseront rapidement la solution afin que les premiers acheteurs d’iPhone 6 et 6 Plus puisse en profiter avant qu’un nouvel iPhone pointe le bout de son nez.

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