Afrique : Le marché des objets connectés évalué à plus de $500 milliards

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A l’occasion de la conférence Cisco Connect 2014 (qui s’est tenue récemment en Afrique du Sud) le géant américain a révélé les conclusions d’une étude interne révélant que le marché de l’Internet des objets en Afrique devrait atteindre environ 500 milliards de dollars d’ici à 2025.

Selon le cabinet d’études IDC, l’avenir de l’internet des objets est radieux. Selon ses prévisions, le marché de l’internet des objets va progresser de plus de près de 8% par an pour frôler les 9000 milliards de dollars de revenus en 2020. A cette date, on devrait compter au moins 210 milliards d’objets connectés dans le monde dont 1/7 seront complètement autonomes.

afrique-objets-connectés

Un secteur un pleine croissance :

Entre 2012 et 2020, les dépenses relatives aux technologies en lien avec les objets connectés ont presque doublées : elles vont de 4 800 milliards de dollars en 2012 à (environ) 8900 milliards en 2020, selon les prévisions d’IDC. Cela représente une croissance annuelle moyenne de 7,9%.

Ces revenus iront principalement dans les poches des éditeurs de solutions, fournisseurs de services, opérateurs et autres intégrateurs de solutions pour les voitures connectées, les villes intelligentes, la domotique au sein de nos foyers, etc.

Les objets connectés en Afrique :

Comme partout ailleurs, l’internet des objets pourrait être un facteur de croissance et de dynamisme important pour le développement de l’Afrique. Les objets connectés sont de nature à avoir un impact positif sur la vie des africains car ils permettent de recueillir et d’analyser tout un tas d’informations qui font défaut à bon nombre de gouvernements africains, faute de recensement et d’un suivi scrupuleux. La plupart des administrations d’Afrique sub-saharienne ne disposent en effet que de très peu de statistiques sur leur population et/ou utilisent encore des processus de traitement de données assez peu sophistiqués.

BRCK-hotspot

Cependant, il existe des obstacles sérieux à une intégration optimale de l’internet des objets en Afrique, notamment en matière de connectivité, la majorité de l’Afrique n’ayant pas encore atteint une couverture réseau suffisante. (il serait intéressant de savoir si la technologie de Sigfox a un intérêt dans ce cadre). D’après David Meads, Vice-Président du groupe pour la zone Afrique :

“Connecter les terminaux ne suffira pas pour profiter de tous les avantages de l’Internet des Objets. Nous devons également connecter les gens et utiliser ces connections intelligemment.”

On se souvient qu’au Kenya, la startup Ushahidi a conçu le boitier BRCK (voir ci-dessus) qui permet de se connecter en 3G, 4G ou WiFi dans n’importe quel pays, en s’adaptant automatiquement aux infrastructures locales et de partager la connexion. Une seule carte SIM permet ainsi de raccorder jusqu’à 20 appareils au hotspot équipé d’une batterie lui permettant de fonctionner pendant 8 heures sans point d’électricité.

Via – image : shutterstock

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3 commentaires

  1. Le marché africain est très prometteur dans l’IoT , seulement faudrait d’abord établir des infrastructures pérennes pour permettre l’émergence des objets connectés dans ce continent commençant par des structures de télécommunication couvrant tout le continent.

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