Le robot Sewbot produira des millions de t-shirts 'Made in USA'

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En 2018, le groupe chinois Tianyuan Garments ouvrira une usine flambant neuve dans l’Arkansas, abritant une armée de robots autonomes Sewbots capables de fabriquer près d’1,2 millions de t-shirts par an –directement sur le sol américain– sous la supervision d’une poignée de techniciens seulement.
L’an passé, le président Trump a basé une grande partie de sa campagne électorale sur sa capacité à rapatrier une partie des compagnies faisant produire des biens manufacturés à moindre coûts dans les pays étrangers (lire dans CNN), notamment en Chine.
Régulièrement la cible de l’ire du leader américain (lire ici), l’Empire du Milieu est décrit par beaucoup comme étant un pays utilisant le dumping social pour produire à peu de frais des produits ensuite revendus aux Etats-Unis, comme les vêtements portant la griffe de sa fille (lire dans Newsweek).
La donne est en train de changer. Mais pas dans le sens espéré par The Donald.

Un robot tisseur autonome

En effet, le chinois Tianyuan Garments Company ouvrira sa nouvelle usine en 2018,  au beau milieu du territoire américain. En Arkansas, 21 lignes de production constituées de robots tisseurs seront capables de fabriquer 100.000 t-shirts par mois.
Avec cette cadence de production, l’usine américaine du chinois pourra rivaliser avec les coûts d’une confection des t-shirts en Chine puis du transport en cargo vers leur lieu de vente.
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L’usine sera l’une des premières au monde à utiliser les machines SewBot, développées par SoftWear Automation, basée à Atlanta. A terme, ce procédé pourrait métamorphoser le paysage de l’industrie textile mondiale.
Le robot Sewbot a été développé au Centre de Recherche sur les Technologies Avancées de l’Université de Georgia Tech, au cours d’un programme lancé il y a près d’une décennie. En 2012, des chercheurs ont finalement obtenu une bourse de la part de la DARPAle département de l’innovation intégré au Ministère de la Défense américain– visant à développer le procédé en vue de sa commercialisation.
Dès 2015, Softwear Automation commercialisait alors une version plus simple de son robot tisseur, capable de produire des tapis de bains ou des serviettes de toilettes à une cadence incoryable.
L’évolution de cette machine, le robot autonome déployé au sein de l’usine de Little Rock (Arkansas) sera désormais capable de fabriquer des t-shirts et de produire partiellement des pantalons en jeans.
Le client de Softwear Automation, le chinois Tianyuan Garments Company a d’ores-et-déjà indiqué que l’objectif était, à terme, de produire l’équivalent de 800,000 t-shirts par jour avec son parc de machines. Un chiffre à peine croyable puisqu’il s’agit de robots autonomes.

La mort des emplois textile ?

Pour assurer la maintenance et l’approvisionnement et l’entretien de ces machines de précision, l’usine devrait créer environ 400 emplois. Mais c’est évidemment un chiffre sans commune mesure avec le volume d’employés nécessaires à une production plus ‘traditionnelle’…
D’ailleurs, SoftWear Automation tente d’infléchir l’idée selon laquelle ses robots tisseurs s’apprêtent à provoquer une véritable hécatombe dans le secteur textile.
Selon une étude conduite en interne, le fabricant explique qu’un robot tel que le SewBot génère entre 50 et 100 emplois dans sa chaine de valeur, notamment car il permet d’obtenir le label ‘Made In USA’ (dans le cas présent) et laisse la possibilité à la marque de vêtement d’investir dans l’achat de matières premières locales, augmentant la demande en main d’oeuvre aux alentours.
Evidemment, il semble que cette version soit un peu optimiste. Mais le Sewbot a d’autres atouts : l’initiative Fashion for Good, qui tente de faire prendre conscience au secteur textile des enjeux écologiques, estime que le Sewbot pourrait contribuer à baisser les émissions polluantes du secteur d’environ 10%.

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