[TEST] DJI Mavic Pro : le meilleur drone quadricoptère pliable !

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Le lancement du Mavic Pro a marqué un tournant majeur sur le marché des drones grand-public : avec lui, DJI s’impose plus que jamais comme le leader incontesté du marché des drones de loisirs.
En 2016, Parrot et GoPro n’auront pas pu suivre la cadence imposée par le fabricant chinois, lançant successivement des nouveautés sur tous les segments avec ses gammes Phantom, Inspire et désormais Mavic.
Le Mavic Pro est le premier drone ‘compact’ de DJI ; prenant le contrepied total de la ligne du Phantom (arrondie et blanc) le format du Mavic offre pour moi bien plus qu’un look ravageur : discrétion et encombrement réduit.
Ces atouts permettent de l’emmener un peu partout en balade, d’être opérationnel en quelques secondes et sans attirer l’attention des curieux ou déranger les personnes qui pourraient passer à proximité.

Note : Il est plus que jamais recommandé de pratiquer seul, au milieu de nul part, dans le respect de la réglementation. Mais la discrétion est dans tous les cas un avantage décisif selon moi.

Présentation

Le DJI Mavic Pro est un drone ultra compact et pliable.
Doté d’une caméra stabilisée sur 3 axes grâce à une nacelle, ce drone permet de réaliser des films et photos incroyables, surtout qu’il tient littéralement dans une poche de veste !
Le DJI Mavic Pro embarque une caméra Ultra HD 4K à 30p et Ciné 4K à 24p, offrant un rendu très satisfaisant pour la réalisation de panoramas.

La caméra est dotée d’un capteur CMOS 1/2,3 pouce de 12,35 Mpx avec un angle de vue de 78,8° (équivalant à un objectif de 35mm sur un reflex) et la possibilité de faire la mise au point entre 0,5 m et l’infini. Attention, la mise au point est manuelle !
Compatible avec l’application mobile DJI GO, le drone Mavic Pro offre un retour vidéo Full HD 1080p à son pilote par l’intermédiaire de l’écran de son smartphone, à connecter à la manette de pilotage (ou via les lunettes DJI Goggles).
Le dernier né de DJI embarque, comme pour les drones Phantom, de nombreux modes de vol intelligents comme Trace, Profil, Active Track, le Gesture Control, le Tap Fly ou le mode Tripode (voir ci-dessous) etc. Ceux-ci permettent d’utiliser son drone dans différentes situations ou de se filmer soi même en train de pratiquer une activité sportive par exemple.
Dernier aspect positif : le Mavic pèse 729 grammes. Ce poids n’est pas anodin puisqu’il lui permet de passer en dessous de la barre réglementaire (800 grammes) obligeant l’immatriculation obligatoire des drones (à partir de Juillet 2018 en France).

Déballage

A la réception de mon colis, bonne surprise : le colis est petit. La comparaison avec le pack Bebop 2 FPV (499€ sur Amazon) est flatteuse pour le Mavic et laisse présager de ce qui suit : le packaging est parfaitement étudié, les éléments exposés dans le transport sont bien protégés et doublés de films plastique pour en garantir l’intégrité.
Le pack Fly More que j’ai choisi est très complet, presque trop au remier abord. J’ai ainsi reçu 3 boites, dont le pack DJI Mavic contenant :

  • le drone Mavic
  • la radiocommande
  • 1 batterie 3S 3830mAh
  • 3 paires d’hélices
  • 1 chargeur secteur
  • 1 carte microSD 16Go classe 10
  • 3 câble de connectique (micro USB Standard / micro USB « Type-C » / Lightning)
  • La garantie 12 mois


Le second et le 3ème colis correspondent au Pack FlyMore, ajoutant :

  • 2 paires d’hélices (12€)
  • 2 batteries 3S 3830 mAh (119€)
  • 1 chargeur allume-cigare (55€ seul)
  • 1 Adaptateur Powerbank batterie (21€)
  • 1 hub de chargement (45€)
  • 1 sacoche bandoulière de rangement (89€)

Note : A mon sens, le pack FlyMore est intéressant car il inclus (pour 300€ de plus) 2 batteries supplémentaires, des hélices supplémentaires et un hub de chargement.

L’ensemble est parfaitement emballé et présenté.
Les matériaux, les boites, explications et notices sont bien étudiés et on y retrouve rapidement ses petits, même s’il y a de nombreux éléments à déballer au début…
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A l’usage

Après les mises à jour d’usage, on peut enfin déplier le drone (toujours bras avant puis bras arrière) et allumer le drone en démarrant sa batterie : un appui court puis un appui prolongé. Même chose pour la manette une fois le smartphone relié à son connecteur latéral. Dès lors, les 2 éléments commencent à s’identifier et à se parler.
Replié, le drone ne mesure que 19,8 x 8,3 x 8,3 cm. C’est à peine plus que l’encombrement de mon appareil reflex numérique avec un gros objectif. Parmi les drones de loisirs, c’est le plus compact.
Même le drone Karma de GoPro ne fait pas le poids !
Le drone Mavic Pro est équipé de cinq caméras, des systèmes de navigation GPS (Américain) et GLONASS (Russe), d’une paire de détecteurs à ultrasons ainsi que de capteurs redondants associés au total à 24 processeurs.
Ce bijoux de technologie est ainsi équipé d’un dispositif de détection d’obstacles en facade (jusqu’à 15 mètres de distance) permettant d’arrêter son mouvement jusqu’à 36 km/h en cas de risque d’impact.

Note : Je l’ai testé sur une pergola (donc ajourée) et c’est extrêmement efficace, peu importe la trajectoire.

Les batteries du Mavic Pro intègrent un système de gestion intelligente de l’énergie permettant d’optimiser leur utilisation et leur durée de vie.
Ces batteries (3S) 3.830 mAh disposent d’environ 27 minutes d’autonomie dans des conditions optimales. Mes premiers tests (à 5-7°C) ont atteint presque 20 minutes (et 17% de batterie). Mais leur compacité permet d’emporter plusieurs batteries pour effectuer des vols successifs.

La radiocommande

La radiocommande du Mavic Pro est également pliable pour limiter son encombrement lors du transport.
Son design est très réussi, à mi-chemin entre l’esprit gamer et l’aéronautique. Cette manette offre un excellent confort d’utilisation et de bonnes performances en vol : les boutons tombent tous facilement sous les doigts, sauf peut-être les gâchettes un peu éloignées à mon gout.
Autre bon point : l’écran OLED intégré en position haute et centrale reprend les informations de télémétrie essentielles.
C’est très pratique car facilement lisible (même en pleine lumière) et libère de l’espace sur l’écran du smartphone servant de retour vidéo avec l’application DJI Go (voir plus bas).

Mode Tripode

Le mode baptisé « tripod » procure au Mavic Pro une stabilité étonnante : le drone se déplace lentement, avec une douceur très sécurisante et une précision chirurgicale lui permettant de se faufiler à l’intérieur, là où on n’oserait pas l’envoyer sans cette fonction « trépied ».

Evitement d’obstacles

Selon mes tests, la détection d’obstacles fonctionne très bien.
Le Mavic est le premier drone que je possède à être équipé d’une détection d’obstacle active.
Evidemment, il est toujours possible de le prendre en défaut en cas de choc arrière ou de collisions latérales, mais un peu de sécurité supplémentaire ne fait vraiment pas de mal avec un jouet à ce tarif.

Mode Sport

DJI a vraiment pensé à tous les droites. Pour les personnes à la recherche de sensations fortes, un interrupteur sur la droite de la manette permet de passer en mode « Sport ».
Cette fonction, à utiliser avec précautions, permet de voler jusqu’à 65 km/h et désactive la détection d’obstacles active. Je l’ai testé pour la forme, avec quelques frayeurs et une paire d’hélices à la clé… puis j’ai remis les assistances électroniques en route 😉

Vol en mode WiFi

Encore une fonction qu’on attendait pas forcément mais qui s’avère très judicieuse de la part de DJI : il est possible de piloter le Mavic à partir de son smartphone uniquement, via une connexion WiFi et ce sans utiliser la radiocommande.
C’est très utile si vous avez une contrainte de place et voulez partir léger. Ou tout simplement si vous manquez de batterie dans la manette. Vraiment bien vu.

Technologie OcuSync

Au contraire du Bebop 2 de Parrot qui s’appuie sur la technologie WiFi, DJI a choisi d’utiliser le système Ocusync pour le retour vidéo (fullHD 1080p) de son drone. Ce choix offre une distance phénoménale de 4 Km (*), permettant de cadrer vos plans à la perfection.
Ce retour vidéo est disponible via l’écran de votre smartphone ou les DJI Goggles (en option, non testé) permettant le vol en immersion à l’instar des VirtualCockpit Glasses de Parrot.
Pour rappel, vous ne devez pas piloter votre hors-vue d’après la réglementation de la DGAC.

L’application mobile

L’application mobile DJI GO 4 est très complète mais un peu difficile à prendre en main si vous n’avez jamais utilisé de drone DJI auparavant.
Les paramètres sont nombreux, les messages d’alertes aussi d’ailleurs. Il faut avoir eu un premier contact réussi avec un quadricoptère auparavant pour se sentir rassurer par cette débauche de fonctionnalités aux noms plus ou moins barbares.
Il n’en reste pas moins que DJI propose toutes les fonctions attendues. Un petit texte précise les implications de chacune des désactivation et l’app me semble très sécurisante dans l’ensemble. Des sécurités sont prévues pour ne pas permettre à l’utilisateur de faire de mauvaises manipulations, même s’il est toujours possible de passer outre les avertissements.
L’écran du smartphone ne permet pas systématiquement de correctement appréhender le focus de la caméra… pourtant, il faut y veiller. Car l’une des particularités de la caméra du Mavic est que son focus manuel permet de faire le point sur un sujet situé entre 0,5 m et l’infini.
A chaque vol, il faut donc réaliser la mise au point risque de varier en fonction des situations et/ou si on appuie accidentellement sur l’écran. A ce sujet, le seul manque que j’ai relevé dans cette application mobile est l’absence d’option permettant de verrouiller définitivement l’autofocus sur l’infini.
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Mode Débutant

Le mode débutant a tendance à limiter les fonctionnalités utilisées. Je ne le trouve pas particulièrement utile, surtout qu’il est incompatible avec les fonctions de vol assistées, rendant l’apprentissage plus simple, certes, mais aussi passablement incomplet.
Je recommande plutôt d’utiliser le mode Trépied (Tripod Mode) pour s’initier, qui limite la sensibilité des gazs tout en permettant d’appréhender la machine avec davantage de confort.

Fonctions de vol

Elles sont complètes et très efficaces, au registre des plus pratiques : « Terrain Follow » est une option qui maintient automatiquement le drone Mavic Pro à une altitude constante par rapport au niveau du sol.
Cette fonction permet notamment d’effectuer un suivi irréprochable lorsque vous filmez un sujet dans des dénivelés prononcés !

Notre Avis

Vous l’aurez compris, mes impressions sur le Mavic Pro sont excellentes.
L’écart technologique avec mon ancien Phantom 2 (daté de quelques années) est colossal et la qualité d’utilisation –tant dans l’usage de l’application que dans la maniabilité du drone– est significativement meilleure qu’avec mon Parrot Bebop 2 FPV (499€ sur Amazon, idéal pour commencer).
Le prix de ce drone Mavic Pro est élevé ; tandis que le risque de le casser est loin d’être négligeable. Cela pourra en refroidir certains et je comprends cela très facilement. C’est pour cela que j’ai pris l’option DJI Care (119€) en plus d’ailleurs.
Mais pour qui cherche un drone doté des toutes dernières technologies (détection d’obstacles, caméra HD, fonctions de vol autonome et assisté) et aussi facile à conduire qu’un vélo –ou presque– le Mavic Pro n’a sans doute aucun équivalent à l’heure où j’écris.
Il vous en coutera 1.199€ (ici) pour le Mavic Pro + Radiocommande ou 1.499€ (ici) pour le pack Fly More (que je vous recommande vivement) mais le plaisir sera au rendez-vous, c’est garanti !

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