Les 100 meilleurs projets IoT en 2015, secteur par secteur

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La rédaction d’Aruco a choisi 100 projets pour vous parler d’objets connectés et résumer l’année 2015 en quelques évènements marquants. Nous en avons certainement oublié, mais l’essentiel est là :
En cette année de Cop21, d’anniversaire de Retour vers le Futur et de lancement de Star Wars… la rédaction d’Aruco a sélectionné 100 projets exceptionnels (stricto sensus) pour résumer l’année écoulée.
Cette liste est notre manière de vous dire que nous vous attendons en 2016 : nombreux, heureux et ambitieux pour une année encore plus connectée que la précédente. Meilleurs Voeux à tous !
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Santé / Wellness

La santé est depuis longtemps un marché de premier plan pour les objets connectés. De nombreuses sociétés se positionnent sur le suivi de l’activité physique (voir la section Sport) mais aussi sur le soulagement de certains effets secondaires, l’aide à l’observance médicamenteuse ou la continuité du traitement à domicile.
Les produits proposés par Medissimo, iHealth, Bewell Connect (etc.) participent à ce mouvement de fond qui tend à impliquer le patient dans son propre traitement. Les capteurs sont aussi l’occasion de proposer au personnel soignant un historique de mesures, davantage représentatif de l’état du malade qu’une unique mesure lors de la consultation avec le médecin.
Les objets connectés trouvent aussi leur place sur des niches où les besoins sont homogènes : la petite enfance, le tabagisme ou le sommeil sont des sujets privilégiés par les fabricants d’appareils électroniques.
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Ainsi, on trouve de nombreux objets connectés (de toutes formes) pour prendre soin des plus petits : Owlet propose une chaussette, le pyjama intelligent de Mimo, la tétine connectée Pacif-i, Bellabeat ou Sproutling Monitor jusqu’aux caméras de surveillance (Onni – Withings Baby Monitor, etc) et le biberon connecté Baby Gigl de Slow Control un peu plus tard.
Nous avons aussi une affinité particulière pour le projet Leka, qui tente de participer à l’éveil des enfants autistes à l’aide d’un petit robot rond.
Pour quitter la cigarette, on aura bientôt aussi l’embarras du choix : la e-clope intelligente devra cohabiter avec un paquet de cigarette connecté (Lowiee) et même un briquet connecté associé à une app’ d’accompagnement au sevrage tabagique : JICC >< Lighter.
Le sommeil est aussi un grand sujet. Plusieurs acteurs s’appuient sur les études qui jugent que le sommeil est une composante importante de la bonne santé des adultes pour proposer des dispositifs de suivi du sommeil. Nous testons actuellement les solutions du finlandais Beddit et du français SevenHugs (ci-contre). Samsung s’est également lancé dans la course avec SleepSense.
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Ces douze derniers mois auront cependant permis de voir apparaitre les premières initiatives de création de valeur autour de la donnée de santé (on pense au Health Institute de Withings) et à des innovations dans le domaine de l’expérience client –avec l’O.zen d’Ubisoft autour du jeu– ou de la manière de capter les constantes vitales, comme avec la gélule connectée imaginée au MIT.

Sport / Fitness

Le marché des trackers d’activité est en pleine mutation. Si 2014 avait vu la décision surprise de Nike d’abandonner ce segment, 2015 aura vu le marché s’éroder en valeur. La tendance pour les années à venir est claire : plus d’utilisateurs mais des objets connectés moins chers. La faute sans doute à des acteurs comme Xiaomi, qui cassent les prix en proposant par exemple un MiBand Pulse à $30… comparable au Fitbit Charge HR, vendu 5 fois plus cher.
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En conflit ouvert avec Jawbonedont l’Up4 intègre le paiement NFC–, Fitbit a malgré tout réussi avec brio son entrée en Bourse. Mais la concurrence des marques chinoises va s’intensifier à l’avenir.
Tous les fabricants de trackers d’activités doivent donc s’attendre à devoir aligner leurs tarifs à la baisse, en sacrifiant une partie de leur marge. Xiaomi ne leur laisse même pas le monopole du style, puisque il a déjà lancé son tracker Amazfit en Chine.
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Le futur du tracking sportif passe sans doute par une spécialisation des appareils. L’objet connecté développé par la startup PIQ intègre ainsi un ensemble de 13 capteurs de précision pour s’adapter aux caractéristiques de chaque discipline. PIQ s’est lancé dans le Golf avec Mobitee, dans le Tennis avec Babolat puis dans le Ski avec Rossignol.
En 2015, on aura finalement pas assisté à la révolution des textiles connectés. On attend sur ce marché les sociétés canadiennes Hexoskin ou OMSignal (qui s’est associé à Ralph Laurent pour le polo ci-contre) ainsi que les partenaires du français Cityzen Sciences. On attend vraiment…

Smart Home

Dans la maison, les objets connectés ont pris un rôle central cette année.
La loi française exige désormais que les maisons et les appartements soient équipés d’au moins un détecteur de fumée (depuis le 8 mars 2015), ce qui a profité aux objets connectés, dont le Nest Protect, les ampoules Awox SafeLIGHT ou Bell&Wyson, etc.
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Dans l’éclairage de manière générale, les fabricants ont complété leurs offres. Philips reste malgré tout le leader dans ce domaine. Le fabricant néerlandais lance régulièrement des nouveautés dans la gamme Hue pour maintenir sa domination. Ainsi, on trouve désormais la lampe Hue Go en plus des luminaires Hue Lux et des bandes Lightstrip Plus.
Du coté de l’Audio, les objets connectés innovants se sont multipliés. Avec la démocratisation des services de streaming musical tels que Spotify, Deezer, (une pensée pour Qobuz) la fonction multiroom prend de l’ampleur dans la maison.
Nous avions rencontré la startup Soledge au dernier CES et son marché semble croitre à vue d’oeil… grâce notamment à une offre de plus en plus large. Google a renouvelé sa gamme Chromecast (plus de 10 millions de ventes) en introduisant notamment un modèle dédié au son, baptisé Chromecast Audio, proposant d’ajouter la fonction multiroom à son installation audio existante pour quelques dizaines d’euros seulement.
Le son 3D est une autre tendance de fond. Au delà des propositions de Sonos, B&O ou Bose, le son 3D se fait progressivement une place dans le paysage des objets connectés. L’un des premiers représentant n’est autre que le casque Neoh 3D Sound Labs (que j’utilise à la rédaction depuis plusieurs semaines).
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Les objets connectés s’emploient aussi à mesurer et limiter l’énergie consommée par le foyer. Les thermostats connectés ont pris leur envol cette année : Qivivo, Nest, Netatmo, Tado, Momit, Ween, Hive Active, Honeywell… l’offre en la matière est désormais pléthorique. La promesse d’économiser près de 20% de sa facture de chauffage semble séduire de plus en plus largement, en France comme à l’international.
Les objets de communication permettant de relier les générations ont fait beaucoup parler d’eux, notamment Triby d’Invoxia et Ily d’Insensi ainsi que le segment des caméras connectées, où Nest, Netatmo (encore eux !), Netgear et Logitech (avec la Logi Circle) se disputent un marché qui progresse bien. Ci contre, la caméra multi-fonctions Graava.
Si l’électroménager connecté a peu évolué (Moulinex propose son Cookeo traditionnel avec une connexion bluetooth. Mais le ‘Cookeo Connect‘ s’affiche avec près de 80€ supplémentaire), la logique de plateformes a progressée. Le fabricants intègrent progressivement les plateformes HomeKit pour iOS et/ou Works with Nest afin de se faire une place dans la galaxie Google.
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Le groupe Legrand a lui aussi décidé de prendre part au débat par l’intermédiaire du programme Eliot et en poussant vers une plus grande interopérabilité des objets connectés. En l’espace d’un mois fin-2015, le spécialiste de l’infrastructure du bâtiment a ainsi annoncé l’utilisation du protocole applicatif Weave de Nest et sa participation à la levée de fonds de 30M€ de Netatmo (pourtant concurrents sur certains segments).
De son coté, la startup grenobloise Idosens a choisi une voie alternative : proposer un capteur connecté en LoRa (voir section Réseaux) pour les dépendances ou résidences secondaires.

Réseaux

La question des réseaux aura également été centrale cette année.
Sur quel(s) réseaux communiqueront nos objets connectés demain ? Bien malin celui qui est capable de le dire dès aujourd’hui.
Fort d’une levée de 100 M€ en début d’année et d’un partenariat avec Samsung, Sigfox est en train de déployer son réseau bas-débit à l’échelle mondiale pour proposer aux industriels des services de communication entre objets connectés à moindre coût. Les solutions utilisant Sigfox ont déjà séduit la SNCF (via Intesens) et la startup toulousaine tente désormais de faire connaitre les possibilités de sa technologie LPWAN aux développeurs du monde entier via des ateliers thématiques.
Face à Sigfox, l’Alliance LoRa fédère un vaste écosystèmes d’acteurs (opérateurs, fournisseurs, intégrateurs, etc) qui tentent de bâtir une offre concurrente basée sur la technologie LoRa de Semtech.

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En 2015, l’alliance a notamment publié les spécifications techniques de son protocole de communication LoRaWAN 1.0 et un programme de certification à destination des fabricants. Plusieurs opérateurs se disputent l’opportunité de déployer cette solution dans l’hexagone, dont Bouygues Telecom et Orange, qui promet 17 grandes agglomérations couvertes dès le début de 2016.
PicoWAN_Pico-Passerelle
Parmi les membres de la LoRa Alliance, on trouve : IBM, Sagemcom, Cisco, Kerlink, Actility, IMST, Eolane, Microchip, ST Microelectronics ou encore m2o city.
Des initiatives hybrides ont également été annoncées :

  • The Things Network essaye d’impliquer les développeurs dans le déploiement d’un réseau LoRa gratuit et autogéré,
  • Qowisio lance son réseau bi-mode LoRa / LPWAN (comme Sigfox) pour cumuler les atouts de chaque technologie,
  • Archos a lancé PicoWAN, une solution permettant de batir un réseau LoRa communautaire grâce à des prises de courant connectées.

Drones & Robots

Déjà populaires en 2014, les drones et ont pris leur envol cette année, à la faveur d’une offre qualitative et diversifiée.

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Les robots de manière générale ont gagné en popularité au cours du dernier semestre 2015. Très attendu, le robot Pepper de SoftBank a fait ses débuts commerciaux au Japon et dans les magasins en France, sur un modèle de mise à disposition en location.

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De nombreux robots ludiques sont apparus : l’américain Jibo (ci-contre) et son pendant français Buddy, qui a conquis la plateforme Indiegogo.

Globalement, on peut espérer que les robots nous exonèreront de nombreuses tâches fastidieuses à l’avenir, aussi bien dans la vie de tous les jours –comme SaviOne pour les corvées ou ce robot postier– ou dans l’industrie avec des robots plus perfectionnés, comme le robot YuMi d’ABB.

En matière de drones, on peut penser que les ventes de drones vont exploser dans le monde. Le chinois DJI domine le marché des particuliers pour l’instant mais le français Parrot compte bien lui ravir cette place. Le Phantom 3 de Dji est très populaire auprès des amateurs avertis, mais son prix (au delà de 1.000€) le réserve à un public fortuné. Dji propose même un modèle très haut-de-gamme à 3.300€, l’Inspire 1 V2.0.

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Visant plutôt la famille, Parrot a lancé une famille de Mini Drones contrôlables à partir d’une smartphone (ou d’une tablette) et un flagship, le Beebop 2 (à droite, 600€), qui intègre une caméra HD pour séduire les amateurs de photographie aérienne.

Transports

De manière général dans les transports et particulièrement pour tout le parc de véhicules actuels, ce sont les équipements de seconde-monte qui ont la côte. Les dongles à brancher sur un port ODB se démocratisent, avec Automatic aux Etats-Unis, l’Akolyt de Drust, Vinli, AutoBot ou Oocar.
Pour le parc de véhicules neufs, l’intégration de technologies connectées est devenue un argument fort de vente. Au delà des écosystèmes qui cohabitent dans l’automobile –Android Auto VS Apple CarPlay– la législation automobile aura largement poussé les automobilistes à acquérir des dispositifs de communication main-libre sans-fils et déjà intégré dans le véhicule.

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Approuvé dans tous les pays du monde, le nouveau système Autopilot dans la Tesla Model S que nous avons testé laisse entrevoir l’avenir. Non seulement ces dispositifs sont bluffants d’efficacité, mais ils contribuent à favoriser la sécurité routière en plus de réduire significativement la fatigue sur voies rapides.
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Face à la Google Car qui s’émancipe au sein du groupe Alphabet, tous les fabricants se sont lancés dans la course à la voiture autonome. Des équipementiers ou des spécialistes de la voiture autonome –comme Akka Technologies– se positionnent également sur ce marché et de superbes concepts cars commencent déjà à être présentés, comme :

Ces innovations touchent aussi les deux-roues d’ailleurs. En 2015, on a vu l’apparition de plusieurs concepts bluffants :

Camions et même les bateaux de transport de marchandises sont désormais connectés !
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Applications & Jeux

Comment ne pas citer les APIs, IFTTT et les plateformes de collecte et d’échange de données permettant d’automatises les petits gestes du quotidien ?
Plus ludiques, on pense au circuit connecté d’Anki Drive ou aux jouets connectés de Reach Robotics que nous avions croisé au salon Innorobo 2015. Evidemment, le grand gagnant de l’année 2015 est évidemment le BB8, que Sphero a relancé à l’occasion de la sortie du nouveau film Star Wars (Disney avait investi dans Sphero au préalable).
On pense aussi à toutes les applications communautaires pour le traffic routier (Waze), les limitations de vitesse (Coyote), la météo (Wezzoo) ou même Ingress, ce jeu lancé par Niantic Labs qui utilise la carte du monde comme un plateau de jeu et la réalité augmentée pour laisser s’affronter 2 équipes (bleus et verts).
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Un mot aussi sur les systèmes de paiement dématérialisés, alternatifs et/ou sans-contact.
Ils ont véritablement pris de l’ampleur cette année avec la poussée des solutions de paiement issues des grands fabricants d’électronique :

  • Apple Pay,
  • Android Pay
  • Samsung Pay,
  • LG Pay
  • etc.

Face à ces options, certains comme Mastercard imagine qu’on pourra bientôt payer ses achats en s’authentifiant par selfies ou même grâce à son rythme cardiaque avec le bracelet Nymi (ci-contre).
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Smart City

En 2015 dans la ville, les acteurs de l’infrastructure comme du mobilier urbain ont engagé leur transition numérique et intégré. A New-York, le projet Link.NYC vise à transformer 7.500 cabines téléphoniques devenues obsolètes en bornes WiFi gratuites, au plus grand plaisir des urbains nomades de la ville.
A l’inverse, un projet de JC Decaux à La Defense (retoqué par la CNIL) prévoyait de collecter les adresses MAC des smartphones pour suivre « anonymement » les individus qui passent à proximité des panneaux publicitaires du groupe.
De son coté, ErDF prévoit de déployer son compteur intelligent Linky en France et GrDF a un projet similaire avec son compteur Gazpar.
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Evidemment, on ne saurait concevoir une ville connectée sans une importante couche d’intelligence collective, permettant de restituer aux citoyens la valeur d’usage de la masse de données produites.
En cela, les nouveaux progrès techniques concernant le stockage en bordure de réseau (ou Fog Computing), le Machine Learning ou l’intelligence artificielle sont porteurs de beaucoup d’espoirs.
L’accès à internet devrait aussi être facilité par l’arrivée de la 5G dans les pays développés et l’accès à l’internet mobile grâce à différentes initiatives :

  • Google Loon (des montgolfières pour distribuer internet par les airs),
  • Facebook Aquila (des drones pour faire la même chose),
  • OneWeb (idem avec des satellites en orbite basse).

Au delà de ces démarches issues de grands groupes mondiaux, voici quelques projets découverts en 2015 et qui nous inspirent beaucoup d’espoirs pour l’avenir :

  • Sunroof Project, pour utiliser le Big Data dans l’implantation de panneaux solaires
  • Enerbee, fabricant de solutions d’Energy Harvesting,
  • Defab, qui met des calculateurs dans un chauffe-eau d’eau sanitaire,
  • Wattway, un projet de routes scolaires du groupe Colas,
  • 2&Go, un chauffe-eau connecté,
  • Qarnot, qui intègre des calculateurs aux radiateurs domestiques.

Makerbot-mini

Impression 3D

Aruco s’intéresse de plus en plus à l’impression 3D, à mesure qu’elle entre dans le cadre de la confection ou du prototypage d’objets connectés et que les machines proposées sont de plus en plus… connectées elles-mêmes ! Le prix de ces imprimantes chute rapidement (de plusieurs milliers d’euros il y a 3 ans à plusieurs centaines d’euros désormais).
Récemment, nous avons notamment visité les bureaux de Dagoma, fabricant français d’imprimantes 3D, livrées en kit, à un prix raisonnable (299€). Cette tendance, qui consiste à pouvoir réparer soi même un produit, l’améliorer ou l’imprimer directement à la maison s’est largement ancrée dans les esprits en 2015.
Il nous parait vraiment indispensable de rappeler l’importance de l’impression 3D dans la modification de l’échelle de valeur des produits. Progressivement et à mesure que les particuliers pourront acquérir des imprimantes pour la fabrication additive, on achètera non plus un produit, mais les plans pour le réaliser seul chez soi.
Et pour ça, merci 2015 de nous avoir donné possibilité d’économiser beaucoup de frais de transport !

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